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Regard critique · Justice sociale

Migrations

Le «permis unique», un (très) faible espoir pour les sans-papiers

Les Régions peuvent délivrer un permis de travail aux ressortissants étrangers. Mais la compétence est partagée avec l’Office des étrangers, qui reste aux commandes pour le volet «séjour». Ces «permis uniques» sont systématiquement refusés aux sans-papiers, même pour des métiers en pénurie. Syndicats et associations aimeraient que les Régions durcissent le rapport de force avec le fédéral.

© Flickrcc Timmy L

Ils n’étaient pas très nombreux, le 29 novembre dernier, à manifester devant les bureaux de Rudi Vervoort (PS), le ministre-président de la Région bruxelloise. Peut-être une centaine de sans-papiers et de militants, tout au plus. L’action était symbolique. Les manifestants réclamaient notamment que la Région se fasse plus offensive dans l’octroi de permis de travail à des personnes sans papiers pour des métiers en pénurie de main-d’œuvre. La ligue des travailleuses domestiques et le collectif des travailleurs migrants de la CSC faisaient partie des organisateurs. «En juillet, pendant la grève de la faim des sans-papiers (relire «Grève de la faim des sans-papiers: ‘Tout ce qu’on demande c’est le droit d’exister’», Alter Échos web, 28/06/2021), les gouvernements wallons et bruxellois s’étaient montrés favorables à l’octroi de permis de travail aux sans-papiers. Mais, dans les faits, il n’y a pas beaucoup d’avancées», commente Amélie Rodriguez, responsable nationale «migrants» pour la CSC.

La question de la régularisation par le travail était au cœur des débats pendant la grève de la faim de centaines de sans-papiers à l’église du Béguinage, à l’ULB et à la VUB (relire aussi «Sans-papiers: la grève de la faim comme horizon?», Alter Échos n° 496, septembre 2021). Plusieurs voix s’étaient alors élevées pour assouplir l’octroi des permis de travail par les Régions, seules compéte...

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Ils n’étaient pas très nombreux, le 29 novembre dernier, à manifester devant les bureaux de Rudi Vervoort (PS), le ministre-président de la Région bruxelloise. Peut-être une centaine de sans-papiers et de militants, tout au plus. L’action était symbolique. Les manifestants réclamaient notamment que la Région se fasse plus offensive dans l’octroi de permis de travail à des personnes sans papiers pour des métiers en pénurie de main-d’œuvre. La ligue des travailleuses domestiques et le collectif des travailleurs migrants de la CSC faisaient partie des organisateurs. «En juillet, pendant la grève de la faim des sans-papiers (relire «Grève de la faim des sans-papiers: ‘Tout ce qu’on demande c’est le droit d’exister’», Alter Échos web, 28/06/2021), les gouvernements wallons et bruxellois s’étaient montrés favorables à l’octroi de permis de travail aux sans-papiers. Mais, dans les faits, il n’y a pas beaucoup d’avancées», commente Amélie Rodriguez, responsable nationale «migrants» pour la CSC.

La question de la régularisation par le travail était au cœur des débats pendant la grève de la faim de centaines de sans-papiers à l’église du Béguinage, à l’ULB et à la VUB (relire aussi «Sans-papiers: la grève de la faim comme horizon?», Alter Échos n° 496, septembre 2021). Plusieurs voix s’étaient alors élevées pour assouplir l’octroi des permis de travail par les Régions, seules compéte...

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