Alter Échosr
L'actualité sociale avec le décodeur

Social

Bains publics : se laver hors de « chez soi »

Se laver, une routine, un plaisir… qui relève pour certains du défi et de l’exception. À défaut de salle de bain chez soi, ou d’eau, c’est la débrouille pour pouvoir trouver un endroit pour se laver, pour nettoyer son linge. Les bains publics – infrastructures qui se sont multipliées au siècle dernier – permettent au public privé d’eau d’accéder à des douches. Mais ils se comptent aujourd’hui sur les doigts de la main.

Sophie Le Grelle

On y accède par une entrée discrète. Et derrière la porte, un couloir, des portes, des carreaux aux murs. Le tout, blanc. Cela pourrait être des vestiaires de piscine, mais il s’agit des tout neufs bains-douches de Tournai. Longtemps accolés à la piscine Madame, les bains-douches – ou bains publics – ont pris leur quartier il y a un an et demi dans le nouvel «Îlot Technocité», à côté d’un espace de cohésion sociale qui doit s’ouvrir prochainement. L’espace compte cinq douches, quatre baignoires, une douche PMR et une douche familiale.

«Les bains-douches sont une institution à Tournai, on est quasiment les seuls à en proposer en Wallonie», explique Jawad Lawrizy, chef de division à la Ville de Tournai qui gère les piscines communales et les bains-douches. Jusqu’à il y a peu, Tournai était en effet l’unique ville wallonne à proposer ce service.

À Liège, après la fermeture de la piscine de la Sauvenière en 2007 – qui comportait treize douches et quatorze baignoires –, les usagers ont dû faire preuve de patience. Désormais, la piscine de Jonfosse, ouverte après de longs retards depuis 2019 est équipée en bains-douches, fermés en ce moment en raison du Covid (la piscine, elle, est rouverte).
Désertification
Début du XXe siècle, le bain est une affaire publique. En 1901, le Conseil supérieur d’hygiène publique décide d’accorder une subvention aux communes pour créer ces infra...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

En savoir plus

On y accède par une entrée discrète. Et derrière la porte, un couloir, des portes, des carreaux aux murs. Le tout, blanc. Cela pourrait être des vestiaires de piscine, mais il s’agit des tout neufs bains-douches de Tournai. Longtemps accolés à la piscine Madame, les bains-douches – ou bains publics – ont pris leur quartier il y a un an et demi dans le nouvel «Îlot Technocité», à côté d’un espace de cohésion sociale qui doit s’ouvrir prochainement. L’espace compte cinq douches, quatre baignoires, une douche PMR et une douche familiale.

«Les bains-douches sont une institution à Tournai, on est quasiment les seuls à en proposer en Wallonie», explique Jawad Lawrizy, chef de division à la Ville de Tournai qui gère les piscines communales et les bains-douches. Jusqu’à il y a peu, Tournai était en effet l’unique ville wallonne à proposer ce service.

À Liège, après la fermeture de la piscine de la Sauvenière en 2007 – qui comportait treize douches et quatorze baignoires –, les usagers ont dû faire preuve de patience. Désormais, la piscine de Jonfosse, ouverte après de longs retards depuis 2019 est équipée en bains-douches, fermés en ce moment en raison du Covid (la piscine, elle, est rouverte).
Désertification
Début du XXe siècle, le bain est une affaire publique. En 1901, le Conseil supérieur d’hygiène publique décide d’accorder une subvention aux communes pour créer ces infra...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

Manon Legrand

Manon Legrand

Coordinatrice Alter Échos, journaliste (social, logement, environnement)

Pssstt, visiteur, visiteuse du site d'Alter Échos !

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, notamment ceux en lien avec le Covid-19, pour le partage, pour l'intérêt qu'ils représentent pour la collectivité, et pour répondre à notre mission d'éducation permanente. Mais produire une information critique de qualité a un coût. Soutenez-nous ! Abonnez-vous ! Et parlez-en autour de vous.
Profitez de notre offre découverte 19€ pour 3 mois (accès web aux contenus/archives en ligne + édition papier)