Alter Échosr
L'actualité sociale avec le décodeur

Migration

Violences conjugales : les migrantes paient le prix fort

Si des dispositifs permettent de protéger – imparfaitement – les femmes venues en Belgique dans le cadre du regroupement familial lorsqu’elles sont victimes de violences conjugales, rien de tel n’existe pour les femmes sans papiers, dont le statut de victime n’est quasiment pas reconnu.

Les femmes migrantes sont extrêmement vulnérables face aux violences domestiques. Sans réseau, sans connaissance des lois, parfois sans maîtrise des langues du pays, elles sont les proies idéales d’hommes violents. Si des dispositifs permettent de protéger – imparfaitement – les femmes venues en Belgique dans le cadre du regroupement familial, rien de tel n’existe pour les femmes sans papiers, dont le statut de victime n’est quasiment pas reconnu.
Nour ne s’en est pas encore sortie. «Je vis toujours avec lui, mais nous sommes séparés. Dès que j’en ai la possibilité, je trouve un logement et je m’en vais.» La délivrance comme horizon, après des années de cauchemar. Nour est arrivée en Belgique en 2015 pour rejoindre un ressortissant algéro-marocain, qui lui avait fait miroiter une vie confortable, un mariage paisible et un titre de séjour.
Mais elle n’a rien vu de tout cela. «Il fallait faire tout ce qu’il disait. Sortir quand il le voulait. Par exemple, pour ce qui est du sexe, les femmes selon lui ne peuvent pas dire ‘non’, je n’avais pas la possibilité de dire non, je n’avais pas le choix.» Le viol conjugal comme arme de terreur intime. Avec ses conséquences.
Un jour, Nour se découvre enceinte. Son compagnon, qui n’a jamais tenu sa promesse de mariage, ne veut pas de cet enfant. Elle est illico dégagée de l’appartement, sans préavis et se retrouve à la rue. L’homme change...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

Cédric Vallet

Cédric Vallet

Journaliste (jeunesse, aide à la jeunesse et migrations)

Pssstt, visiteur, visiteuse du site d'Alter Échos !

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, notamment ceux en lien avec le Covid-19, pour le partage, pour l'intérêt qu'ils représentent pour la collectivité, et pour répondre à notre mission d'éducation permanente. Mais produire une information critique de qualité a un coût. Soutenez-nous ! Abonnez-vous ! Et parlez-en autour de vous.
Profitez de notre offre découverte 19€ pour 3 mois (accès web aux contenus/archives en ligne + édition papier)