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L'actualité sociale avec le décodeur
L’afroféminisme est le cas le plus emblématique de l’intersectionnalité des luttes (et des discriminations). CC/François Karm

Origine, sexe, classe sociale, orientation sexuelle, handicap, autant de facteurs de discrimination. Qu’en est-il si ces discriminations s’entremêlent? Le concept d’intersectionnalité pointe du doigt le croisement des systèmes de domination. L’idée ne date pas d’hier, mais, depuis quelques années, l’intersectionnalité dépasse les frontières académiques pour progressivement s’installer dans les réflexions et pratiques de terrain. Éclairage.

Articulez et prononcez «intersectionnalité». Un terme complexe à l’image des usages qu’il suscite. L’intersectionnalité naît aux États-Unis, fin des années 80, sous la plume Kimberlé Crenshaw. Cette professeure de droit part d’un cas précis, celui d’une discrimination à l’embauche vécue par une femme afro-américaine. Une situation se situant au carrefour de deux discriminations, de sexe et de couleur de peau. «À l’époque, il n’y avait pas de nom pour ce problème, explique Kimberlé Crenshaw, lors d’une conférence en 2016(1). Et si un problème n’est pas nommé, si on ne peut pas le voir, on ne peut le résoudre.» L’intersectionnalité voit donc le jour, puisant ses racines dans le black feminism, mouvement de lutte contre le sexisme et le racisme. Et lorsque le concept dépasse les frontières pour s’inviter en Europe dans les années 2000, les féministes postcolonialistes s’y reconnaissent et le monde universitaire s’en imprègne comme nouvel outi...

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Céline Teret

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