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Rien ne sert de courir

Temps de travail : remettre les pendules à l’heure

Travaille-t-on de plus en plus? En principe, non. La durée légale du temps de travail n’a pas bougé. En pratique, oui. Ce qui a changé, c’est un management qui a fait de la disponibilité du travailleur un impératif économique et presque une règle morale. Et si on recommençait à compter ses heures?

Illustration: Sophie Della Corte (Pekelo)

Travaille-t-on de plus en plus? En principe, non. La durée légale du temps de travail n’a pas bougé. En pratique, oui. Ce qui a changé, c’est un management qui a fait de la disponibilité du travailleur un impératif économique et presque une règle morale. Et si on recommençait à compter ses heures?

«Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie, c’est l’amour du travail, la passion furibonde du travail poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu», écrivait Paul Lafargue dans Le droit à la paresse (1880). Le droit à la paresse, une revendication qui, aujourd’hui, a du mal à trouver sa place dans une société où l’emploi est devenu un bien rare et précieux. Pourtant, l’explosion du nombre de dépressions et de burn-out liés au boulot montre un dysfonctionnement évident dans nos conditions de travail.

Dans une étude réalisée en 2017 pour la CSC, sur la réduction collective du temps de travail, Gérard Valenduc et Patricia Vendramin constataient que la réduction du temps de travail, cette tendance historique qui remonte au XIXe siècle, n’a plus évolué depuis le début de ce siècle à l’exception de la loi de 2001 qui instaure la semaine de 38 heures au lieu de 39. Mais, dans le même temps, relevaient les deux professeurs à l’UCL, les plaintes liées à la fatigue, les douleurs physiques provoquées par l...

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Travaille-t-on de plus en plus? En principe, non. La durée légale du temps de travail n’a pas bougé. En pratique, oui. Ce qui a changé, c’est un management qui a fait de la disponibilité du travailleur un impératif économique et presque une règle morale. Et si on recommençait à compter ses heures?

«Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie, c’est l’amour du travail, la passion furibonde du travail poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu», écrivait Paul Lafargue dans Le droit à la paresse (1880). Le droit à la paresse, une revendication qui, aujourd’hui, a du mal à trouver sa place dans une société où l’emploi est devenu un bien rare et précieux. Pourtant, l’explosion du nombre de dépressions et de burn-out liés au boulot montre un dysfonctionnement évident dans nos conditions de travail.

Dans une étude réalisée en 2017 pour la CSC, sur la réduction collective du temps de travail, Gérard Valenduc et Patricia Vendramin constataient que la réduction du temps de travail, cette tendance historique qui remonte au XIXe siècle, n’a plus évolué depuis le début de ce siècle à l’exception de la loi de 2001 qui instaure la semaine de 38 heures au lieu de 39. Mais, dans le même temps, relevaient les deux professeurs à l’UCL, les plaintes liées à la fatigue, les douleurs physiques provoquées par l...

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Martine Vandemeulebroucke

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