#Wallonie
Maisons de Jeunes : du kicker à la politique
On compte entre 150 et 200 Maisons de Jeunes (MJ) éparpillées sur le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Inscrites dans la philosophie de l’éducation permanente, et fortes de leurs 75 ans d’histoire, ces maisons se vivent comme des lieux d’autonomie et de culture.Alter Échos est allé voir comment la jeunesse «inorganisée» s’organisait en rase campagne. Dans la botte du Hainaut, la Maison de la petite commune de Momignies est reconnue depuis 2024, au terme d’un long travail de terrain et avant le moratoire annoncé par la Ministre de la Jeunesse Valérie Lescrenier (Les Engagés). Aujourd’hui, avec le reste de son secteur, la jeune maison s’inquiète pour son avenir.
Maltraitance des aînés, un enfer pavé de bonnes intentions
Une personne âgée sur six est concernée par la maltraitance. Loin d’être toujours intentionnelle, celle-ci s’enracine dans les stéréotypes et discriminations âgistes qui traversent nos sociétés. Depuis 2009, l’asbl Respect Seniors ou « Agence wallonne de lutte contre la maltraitance des aînés » tente de prévenir et d’accompagner ces situations, que ce soit en institution ou à domicile.
Sans-boulot : tous suspects ?
«On aurait donc bien un problème de mentalité en Wallonie. C’est d’autant plus dérangeant que les aides sociales chez nous sont très généreuses.» Cette phrase est tirée du documentaire «Sans-boulot: tous fraudeurs?», réalisé par Christophe Deborsu et diffusé sur RTL TVI le 7 novembre dernier.
Un métier à tout fer
Les ferrailleurs, on les entend mais on ne les voit pas vraiment. Pionniers du recyclage, leur activité est salutaire pour notre société. Elle est également soumise aux aléas du marché international, qui fixe les règles du jeu.
Le déclin démographique rattrape l’école
Le nombre de naissances est en chute en Belgique depuis quinze ans. Parmi les conséquences de cette dénatalité: des classes d’écoles maternelles et primaires de moins en moins remplies, et des écoles qui ferment, surtout en milieu rural.
Excision : une prévention sur le fil
En Belgique, l’excision – ablation du clitoris chez l’enfant ou la jeune femme – concernerait plus de 30.000 personnes. Alors que le dépistage, la formation des structures de terrain et la prévention se mettent peu à peu en place – malgré quelques angles morts -, le sujet reste cependant tabou.
Le genre de la fête
Quatre ans après le lancement du mouvement Balance ton bar qui a mis sous les projecteurs les violences sexuelles et discriminatoires dans le monde de la nuit et de la fête, qu’en est-il aujourd’hui? Les femmes et les personnes minorisées peuvent-elles faire la fête plus en paix, lâcher prise sans craindre pour leur sécurité et leur intégrité? Dans cette chorégraphie toujours très masculine, des femmes – par envie et par survie – dessinent de nouvelles pratiques pour une fête plus inclusive, plus responsable, plus sûre.
Tenue de soirée
La législation a beau les condamner depuis plus de 40 ans, les discriminations de personnes racisées dans l’accès à la fête sont encore nombreuses. Des initiatives tentent de faire pencher la balance, mais le secteur de la nuit ne pourra pas éviter la remise en question.
Le sens de la kermesse
Quand il s’agit de faire la teuf, les campagnes wallonnes ne sont pas en reste. Les bals, kermesses, sans oublier les ducasses, rythment la vie de nos patelins. Prises en charge par des comités des fêtes ou leur version ardennaise, les Jeunesses de village, ces célébrations nourrissent un imaginaire teinté de souvenirs et de fantasmes dans toute la Belgique. Il s’agit pourtant d’une culture de la fête qui est peu décrite ou étudiée. Cela méritait bien un reportage.
En Wallonie, le combat sisyphéen
des voisins des aéroports
À Liège comme à Charleroi, les riverains s’organisent contre l’extension et les nuisances des aéroports wallons, mais aussi contre ce qu’ils considèrent comme la «mauvaise foi» de la Région. Entre usure et espoir, leurs luttes locales respectives font inévitablement écho.
Sans papiers, mais pas sans droits:
la sécu autogérée qui comble
les manquements de l’État
Face à un système qui exclut plus qu’il ne protège, des personnes sans papiers ont créé leur propre caisse de solidarité. À Liège, cette sécurité sociale autogérée pallie depuis six ans les lacunes de l’aide médicale urgente (AMU). Une initiative qui révèle l’échec d’un droit théorique, mais inaccessible: jusqu’à 90% des sans-papiers renoncent à l’AMU.
Habiter ensemble, vivre autrement
Permettre aux personnes en situation de handicap ou de fragilité psychique d’avoir un chez-soi, dans lequel elles se sentent en lien, utiles, actrices des décisions qui les concernent. Le tout en bénéficiant d’un accompagnement sur mesure encourageant leur autonomie. Telle est l’ambition de l’habitat inclusif et solidaire. Un modèle de logement largement plébiscité et qui, pourtant, peine à se développer. Explications.
