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Sans-abrisme

Sans-abrisme : « Le retour en logement peut s’avérer aussi traumatisant que l’arrivée en rue »

Dans son ouvrage «Le prix de l’insertion: Accompagner vers le logement comme solution au sans-abrisme?» (L’Harmattan, 2017), Marjorie Lelubre, sociologue (Université Saint-Louis) analyse les mouvements à l’œuvre dans la prise en charge des personnes sans abri en Belgique francophone. Elle interroge particulièrement le dispositif d’accompagnement social vers le logement, en particulier ses difficultés et ses obstacles, tant pour les bénéficiaires que pour les professionnels, et l’impact de ce «nouveau» dispositif sur ceux préexistants.

«Le contrat professionnalise la relation, alors que les bénéficiaires cherchent à établir une relation personnelle avec leur accompagnateur.» Photo : Charles Chevillard, licence CC BY 2.0

Pour lutter contre le sans-abrisme, divers dispositifs sont mis en place allant des hébergements d’urgence à, plus récemment, l’insertion par le logement. Dans son ouvrage Le prix de l’insertion: Accompagner vers le logement comme solution au sans-abrisme?, Marjorie Lelubre, sociologue (Université Saint-Louis de Bruxelles), analyse ces diverses prises en charge des personnes sans abri en Belgique francophone. 

Alter Échos: Vous abordez les différentes politiques de prise en charge du sans-abrisme. Si plusieurs modèles cohabitent, l’un d’entre eux sort-il du lot aujourd’hui?

Marjorie Lelubre: L’objet de ma thèse était d’interroger si les nouvelles manières de lutter contre le sans-abrisme, dont l’insertion par le logement, étaient aussi imprégnées des politiques d’activation actuelles que l’on observe à l’égard des demandeurs d’emploi, et plus récemment des bénéficiaires du RIS. Finalement, et c’est la conclusion de ma thèse, on constate plutôt la cohabitation de plusieurs modèles, comme l’urgence, les programmes d’insertion par le logement, les dispositifs ambulatoires... Dans le traitement public du sans-abrisme, il n’existe pas de modèle unique. Ce qui n’est pas forcément un problème au vu de la multiplicité des publics, même s’il importe de maintenir une certaine cohérence dans l’approche. De même, il est important de rééquilibrer les choses. Depuis le début des année...

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Pour lutter contre le sans-abrisme, divers dispositifs sont mis en place allant des hébergements d’urgence à, plus récemment, l’insertion par le logement. Dans son ouvrage Le prix de l’insertion: Accompagner vers le logement comme solution au sans-abrisme?, Marjorie Lelubre, sociologue (Université Saint-Louis de Bruxelles), analyse ces diverses prises en charge des personnes sans abri en Belgique francophone. 

Alter Échos: Vous abordez les différentes politiques de prise en charge du sans-abrisme. Si plusieurs modèles cohabitent, l’un d’entre eux sort-il du lot aujourd’hui?

Marjorie Lelubre: L’objet de ma thèse était d’interroger si les nouvelles manières de lutter contre le sans-abrisme, dont l’insertion par le logement, étaient aussi imprégnées des politiques d’activation actuelles que l’on observe à l’égard des demandeurs d’emploi, et plus récemment des bénéficiaires du RIS. Finalement, et c’est la conclusion de ma thèse, on constate plutôt la cohabitation de plusieurs modèles, comme l’urgence, les programmes d’insertion par le logement, les dispositifs ambulatoires... Dans le traitement public du sans-abrisme, il n’existe pas de modèle unique. Ce qui n’est pas forcément un problème au vu de la multiplicité des publics, même s’il importe de maintenir une certaine cohérence dans l’approche. De même, il est important de rééquilibrer les choses. Depuis le début des année...

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Manon Legrand

Manon Legrand

Coordinatrice Alter Échos, journaliste (social, logement, environnement)

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