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Logement

Quand le privé s’intéresse aux AIS

Alter Échos n° 467 17 octobre 2018 Pierre Jassogne

Plusieurs sociétés collaborent désormais avec des agences immobilières sociales dans de vastes ensembles. Une nouvelle donne qui change considérablement le métier de ces agences.
Tout est parti d’une déclaration dans la presse, et pas de n’importe qui. En décembre 2017, Serge Kubla, dans un vaste entretien à L’Écho, évoquait sa reconversion comme consultant pour promouvoir l’investissement privé dans le secteur du logement public. Dans l’interview, le libéral, inculpé pour corruption, résumait son rôle comme tel: «Capter l’épargne privée pour financer le logement public.» Plus loin, il ajout...

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Plusieurs sociétés collaborent désormais avec des agences immobilières sociales dans de vastes ensembles. Une nouvelle donne qui change considérablement le métier de ces agences.
Tout est parti d’une déclaration dans la presse, et pas de n’importe qui. En décembre 2017, Serge Kubla, dans un vaste entretien à L’Écho, évoquait sa reconversion comme consultant pour promouvoir l’investissement privé dans le secteur du logement public. Dans l’interview, le libéral, inculpé pour corruption, résumait son rôle comme tel: «Capter l’épargne privée pour financer le logement public.» Plus loin, il ajout...

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A propos de l'auteur(e)

Pierre Jassogne

Pierre est devenu journaliste en 2010 après des études en lettres lors desquelles il se passionne pour les rapports entre littérature et presse. Enfant, il voulait déjà devenir journaliste et se revoit très bien ennuyer parents et voisins en faisant des interviews avec un enregistreur Fisher Price à cassette avec micro incorporé pour un journal parlé imaginaire. Bref, il avait ce métier dans le sang, mais à la naïveté de ses premiers pas, sa conception du journalisme a rapidement évolué : au début, il était dans le flux de l’info, de l’événement, du scoop à tout prix, mais a très vite décroché pour tenter d’autres voies à l’instar de sa collaboration avec Alter Échos commencée en 2012. Selon Pierre, le journalisme doit être dans les marges du réel, en refusant l’évidence, en allant au-delà de ses propres convictions aussi, en se frottant aux contrastes du monde, mais en y puisant chaque fois une certaine expérience des hommes, des choses, à travers des visages ou des sensations. Idem pour le social : au-delà des politiques menées, des subsides octroyés, des noms de ministres, il en va davantage du témoignage d’un engagement, d’une conviction portée par des citoyens, souvent anonymes, pour rendre ce monde un peu plus juste, un peu plus vrai. « Comme journaliste, on tente de rendre audibles ces preuves de résistances humaines face au discours inquiétant de la financiarisation à outrance, du populisme politique ou de la numérisation sans visage ». « Se reposer ou être libre », disait le philosophe grec Thucydide, quatre siècles avant notre ère. Face à la montée de l’insignifiance, il en va de même pour le journalisme, même si la tâche est grande, difficile, mais néanmoins stimulante et passionnante.

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