Alter Échosr
L'actualité sociale avec le décodeur

Jeunesse (Aide à la)

Prévention : une trêve sur le terrain malgré la lasagne institutionnelle

Trente ans que l’on tente de «prévenir» l’«insécurité» dans les quartiers bruxellois. Avec des budgets provenant de plusieurs entités alloués aux communes, et, sur le terrain, de nombreux métiers qui gravitent autour de la prévention sans toujours lui donner la même définition. Après des débuts difficiles, les relations sur le terrain se sont harmonisées. Mais les braises sont encore chaudes. 

© P¨hotographie par Karim Brikci-Nigassa - Illustrations de Manu Scordia et Thibaut Dramaix

Le 24 novembre 1991, un demi-million d’électeurs apportent leurs suffrages aux partis d’extrême droite. Un coup de tonnerre sur la Belgique, après une décennie marquée par les attaques des tueurs du Brabant visant des supermarchés, le drame du Heysel, les attentats des CCC et… les émeutes de Forest.

C’est dans ce contexte pour le moins électrique que le gouvernement adopte le 19 juin 1992 une note politique «Sécurité du citoyen: police et sécurité» préparée par les ministres de l’Intérieur et de la Justice pour faire face à l’augmentation de l’insécurité et du sentiment d’insécurité. Les contrats de sécurité comportent deux volets: policier et préventif. Ce dernier «a pour objectif de renforcer la politique de prévention, de lutter contre l’affaiblissement du contrôle formel et d’accroître les liens entre forces de l’ordre et population locale. Les actions situationnelles (sensibilisation de la population, apprentissage à la surveillance, etc.) et sociopréventives (actions en faveur des ‘jeunes marginaux’, lutte contre l’absentéisme scolaire, fan-coaching et prévention de drogues illicites) sont encouragées», explique Andrea Rea1. Les budgets sont alloués aux communes «à risque», selon les critères socio-économiques et les chiffres de la criminalité. Dès l’été 1992, des contrats de sécurité sont conclus avec cinq grandes villes belges et sept communes de la Région bruxellois...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

Le 24 novembre 1991, un demi-million d’électeurs apportent leurs suffrages aux partis d’extrême droite. Un coup de tonnerre sur la Belgique, après une décennie marquée par les attaques des tueurs du Brabant visant des supermarchés, le drame du Heysel, les attentats des CCC et… les émeutes de Forest.

C’est dans ce contexte pour le moins électrique que le gouvernement adopte le 19 juin 1992 une note politique «Sécurité du citoyen: police et sécurité» préparée par les ministres de l’Intérieur et de la Justice pour faire face à l’augmentation de l’insécurité et du sentiment d’insécurité. Les contrats de sécurité comportent deux volets: policier et préventif. Ce dernier «a pour objectif de renforcer la politique de prévention, de lutter contre l’affaiblissement du contrôle formel et d’accroître les liens entre forces de l’ordre et population locale. Les actions situationnelles (sensibilisation de la population, apprentissage à la surveillance, etc.) et sociopréventives (actions en faveur des ‘jeunes marginaux’, lutte contre l’absentéisme scolaire, fan-coaching et prévention de drogues illicites) sont encouragées», explique Andrea Rea1. Les budgets sont alloués aux communes «à risque», selon les critères socio-économiques et les chiffres de la criminalité. Dès l’été 1992, des contrats de sécurité sont conclus avec cinq grandes villes belges et sept communes de la Région bruxellois...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

En savoir plus

Le 24 novembre 1991, un demi-million d’électeurs apportent leurs suffrages aux partis d’extrême droite. Un coup de tonnerre sur la Belgique, après une décennie marquée par les attaques des tueurs du Brabant visant des supermarchés, le drame du Heysel, les attentats des CCC et… les émeutes de Forest.

C’est dans ce contexte pour le moins électrique que le gouvernement adopte le 19 juin 1992 une note politique «Sécurité du citoyen: police et sécurité» préparée par les ministres de l’Intérieur et de la Justice pour faire face à l’augmentation de l’insécurité et du sentiment d’insécurité. Les contrats de sécurité comportent deux volets: policier et préventif. Ce dernier «a pour objectif de renforcer la politique de prévention, de lutter contre l’affaiblissement du contrôle formel et d’accroître les liens entre forces de l’ordre et population locale. Les actions situationnelles (sensibilisation de la population, apprentissage à la surveillance, etc.) et sociopréventives (actions en faveur des ‘jeunes marginaux’, lutte contre l’absentéisme scolaire, fan-coaching et prévention de drogues illicites) sont encouragées», explique Andrea Rea1. Les budgets sont alloués aux communes «à risque», selon les critères socio-économiques et les chiffres de la criminalité. Dès l’été 1992, des contrats de sécurité sont conclus avec cinq grandes villes belges et sept communes de la Région bruxellois...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

Manon Legrand

Manon Legrand

Coordinatrice Alter Échos, journaliste (social, logement, environnement)

Pssstt, visiteur, visiteuse du site d'Alter Échos !

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, notamment ceux en lien avec le Covid-19, pour le partage, pour l'intérêt qu'ils représentent pour la collectivité, et pour répondre à notre mission d'éducation permanente. Mais produire une information critique de qualité a un coût. Soutenez-nous ! Abonnez-vous ! Et parlez-en autour de vous.
Profitez de notre offre découverte 19€ pour 3 mois (accès web aux contenus/archives en ligne + édition papier)