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« Médiateurs de rue » ou « Médianges » :
de nouvelles fonctions qui prêtent à confusion

On les appelle les « médiateurs de rue » ou les « médianges ». Leur uniforme brille dans la nuit. Ils flânent, se baladent en équipe sur les places publiques. Leur seule présence est supposée dissuader les personnes mal attentionnées. Leur visibilité censée améliorer le sentiment de sécurité des habitants. C’est un fait nouveau dans deux communes bruxelloises.

Alix Dehin 13-03-2018 Alter Échos n° 461
Une équipe de cinq «médianges» sera déployée sur la place Flagey la nuit. Photo : samromilly, flickr, CC

On les appelle les «médiateurs de rue» ou les «médianges». Leur uniforme brille dans la nuit. Ils flânent, se baladent en équipe sur les places publiques. Leur seule présence est supposée dissuader les personnes malintentionnées. Leur visibilité est censée améliorer le sentiment de sécurité des habitants. C’est un fait nouveau dans deux communes bruxelloises.

À Saint-Gilles, deux équipes de 10 travaillent depuis le 5 février. Elles s’étendent sur le Parvis et sur la place Van Meenen de 22 h à 2 h du matin. À Ixelles, le projet pilote «médianges» a été approuvé et devrait être lancé en avril prochain. Deux équipes de cinq se déploieront sur la place Flagey et au cimetière d’Ixelles de 22 h à 6 heures. Le développement de l’Horeca, à Saint-Gilles, les tags et les nuisances sonores à Ixelles, ont motivé les communes à investir dans ces fonctions pour lutter contre le sentiment d’insécurité.

Si ces motifs semblent clairs, sur le terrain, la fonction des médiateurs de rue peut prêter à confusion. D’un côté, leur dénomination renvoie à la médiation de conflits, une discipline spécifique exigeante. De l’autre, leurs missions chevauchent celles des métiers de la tranquillité publique (gardiens de la paix, éducateurs de rue, agents de quartier, etc.) qui se multiplient depuis les années 1990.
«Ce sont des métiers peu qualifiés qu’on va multiplier sur des mêmes territoires avec de...

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On les appelle les «médiateurs de rue» ou les «médianges». Leur uniforme brille dans la nuit. Ils flânent, se baladent en équipe sur les places publiques. Leur seule présence est supposée dissuader les personnes malintentionnées. Leur visibilité est censée améliorer le sentiment de sécurité des habitants. C’est un fait nouveau dans deux communes bruxelloises.

À Saint-Gilles, deux équipes de 10 travaillent depuis le 5 février. Elles s’étendent sur le Parvis et sur la place Van Meenen de 22 h à 2 h du matin. À Ixelles, le projet pilote «médianges» a été approuvé et devrait être lancé en avril prochain. Deux équipes de cinq se déploieront sur la place Flagey et au cimetière d’Ixelles de 22 h à 6 heures. Le développement de l’Horeca, à Saint-Gilles, les tags et les nuisances sonores à Ixelles, ont motivé les communes à investir dans ces fonctions pour lutter contre le sentiment d’insécurité.

Si ces motifs semblent clairs, sur le terrain, la fonction des médiateurs de rue peut prêter à confusion. D’un côté, leur dénomination renvoie à la médiation de conflits, une discipline spécifique exigeante. De l’autre, leurs missions chevauchent celles des métiers de la tranquillité publique (gardiens de la paix, éducateurs de rue, agents de quartier, etc.) qui se multiplient depuis les années 1990.
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