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Maitre Corbeau

Juger sans passion

Dans son ouvrage Radicaliser la justice, projet pour la démocratie 1, la magistrate Manuela Cadelli parle de la nécessité de juger sans passion. Elle évoque des réflexes de classe qu’il est impératif de dépasser pour appréhender le réel avec finesse et humanité, et se défaire de préjugés qui s’expriment parfois de manière effrayante dans les affaires pénales. Certains magistrats s’y emploient avec tact et sensibilité.

maitre corbeau

Dans son ouvrage Radicaliser la justice, projet pour la démocratie1, la magistrate Manuela Cadelli parle de la nécessité de juger sans passion. Elle évoque des réflexes de classe qu’il est impératif de dépasser pour appréhender le réel avec finesse et humanité, et se défaire de préjugés qui s’expriment parfois de manière effrayante dans les affaires pénales. Certains magistrats s’y emploient avec tact et sensibilité.

Du 1er juillet au 31 août, ce sont les vacances judiciaires, durant lesquelles seules les affaires urgentes sont traitées. Au pénal, il s’agit des affaires qui impliquent des détenus. Des vacations sont donc organisées. Dans la salle 01.17, au premier sous-sol du palais de justice de Bruxelles, ce 8 août, magistrate, procureur, greffier et huissier traitent les affaires inscrites au rôle.

Véronique Leclercq, la magistrate qui gère cette vacation, mène son audience fermement. Elle s’enquiert de l’arrivée des détenus transférés de la prison au palais, sollicite l’huissier d’audience pour qu’il fasse monter les détenus et lui demande de rappeler les avocats concernés qui sont occupés ailleurs dans le palais. Pas de temps mort. Si l’efficacité est présente, elle n’oublie pas pour autant de saluer chacun: détenus qui arrivent menottés, interprètes convoqués, avocats en charge des dossiers.
Grâce à l’entremise de l’interprète, le dialogue s’établit et la magistrat...

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Dans son ouvrage Radicaliser la justice, projet pour la démocratie1, la magistrate Manuela Cadelli parle de la nécessité de juger sans passion. Elle évoque des réflexes de classe qu’il est impératif de dépasser pour appréhender le réel avec finesse et humanité, et se défaire de préjugés qui s’expriment parfois de manière effrayante dans les affaires pénales. Certains magistrats s’y emploient avec tact et sensibilité.

Du 1er juillet au 31 août, ce sont les vacances judiciaires, durant lesquelles seules les affaires urgentes sont traitées. Au pénal, il s’agit des affaires qui impliquent des détenus. Des vacations sont donc organisées. Dans la salle 01.17, au premier sous-sol du palais de justice de Bruxelles, ce 8 août, magistrate, procureur, greffier et huissier traitent les affaires inscrites au rôle.

Véronique Leclercq, la magistrate qui gère cette vacation, mène son audience fermement. Elle s’enquiert de l’arrivée des détenus transférés de la prison au palais, sollicite l’huissier d’audience pour qu’il fasse monter les détenus et lui demande de rappeler les avocats concernés qui sont occupés ailleurs dans le palais. Pas de temps mort. Si l’efficacité est présente, elle n’oublie pas pour autant de saluer chacun: détenus qui arrivent menottés, interprètes convoqués, avocats en charge des dossiers.
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Nathalie Cobbaut

Nathalie Cobbaut

Rédactrice en chef Échos du crédit et de l'endettement

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