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Justice

La surveillance électronique reste hors d’atteinte pour les sans-abri

Le bracelet électronique permet d’exécuter une peine (ou une partie de sa peine) à son domicile. Quand on n’a pas de toit, l’accès au dispositif se complexifie. À Bruxelles et en Wallonie, certaines maisons d’accueil hébergent des personnes sous surveillance électronique. Mais les places sont rares et la cohabitation parfois difficile.

“Weakness of short repeating code form.” Speech and facsimile scrambling and decoding. 1946

Le bracelet électronique permet d’exécuter une peine (ou une partie de celle-ci) à son domicile. Quand on n’a pas de toit, l’accès au dispositif se restreint. À Bruxelles et en Wallonie, certaines maisons d’accueil hébergent des personnes sous surveillance électronique. Mais les places sont rares et la cohabitation est parfois difficile.

Cette préoccupation pour les personnes qui sortent de prison, la maison d’accueil l’Îlot à Jumet l’a dans son ADN. Depuis sa création, elle accueille d’anciens détenus à côté de publics plus «classiques» issus de la rue. Horaires de sortie, obligations judiciaires, projet de réinsertion et revenus, entre les deux types d’habitants de la maison, tout diffère. Le suivi social à mettre en place pour les accompagner aussi, comme l’explique Henri Damas: «Les personnes qui viennent de la rue arrivent chez nous sans projet. Elles doivent se poser et réapprendre à avoir des règles. Les ex-détenus, c’est la démarche inverse. Ils ont été soumis à de très fortes règles en prison. On essaye de maintenir un cadre et de ne pas leur donner trop de liberté tout d’un coup. Certains ont déjà du mal à ce qu’on leur laisse la clef de leur chambre.»

«Cette semi-liberté est difficile à vivre, confirme Julie Turco, de la Fédération des maisons d’accueil et des services d’aide aux sans-abri (AMA). Surtout quand les règles sont différentes que pour les autres pub...

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Marinette Mormont

Marinette Mormont

Coordinatrice Focales, journaliste (social, santé, logement)

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