Alter Échosr
L'actualité sociale avec le décodeur
Photo de tournage, Brésil, Manon Kleynjans. 2014

Au mieux désagréables, au pire dégradantes, les fouilles à nu en prison sont montrées du doigt par une enquête du Médiateur fédéral. Côté directions et syndicats, on grince des dents, regrettant que la question ne soit pas analysée dans le contexte global de la réalité carcérale.

Se dévêtir devant un ou plusieurs surveillants. Parfois, dans des locaux qui ne sont pas fermés. Ouvrir la bouche. Exposer son corps, dévoiler son intimité. Parfois, se pencher, se tourner, fléchir les genoux, soulever ses seins ou se faire inspecter les parties génitales. Les fouilles à nu des détenus, qui visent à empêcher l’introduction d’objets ou de substances illicites – principalement des stupéfiants, des téléphones portables et des armes – font l’objet d’une attention récurrente des instances de défense des droits de l’homme1. Leur caractère intrusif, générant sentiments de gêne, voire d’humiliation, impose d’en limiter le recours et d’en organiser la pratique.

Ces fouilles sont aujourd’hui au cœur d’un rapport du Médiateur fédéral2 remis au Parlement ce 25 novembre. Il fait suite à une série de plaintes déposées en 2015 et 2016 par des détenus, des membres de leurs familles et des comités de surveillance, et met en lumière des pratiques illégales – ces fouilles sont encadrées par la loi depuis 20053 – dans les douze prisons visitées. 

Au rang des constats épinglés: partout, des fouill...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

Au mieux désagréables, au pire dégradantes, les fouilles à nu en prison sont montrées du doigt par une enquête du Médiateur fédéral. Côté directions et syndicats, on grince des dents, regrettant que la question ne soit pas analysée dans le contexte global de la réalité carcérale.

Se dévêtir devant un ou plusieurs surveillants. Parfois, dans des locaux qui ne sont pas fermés. Ouvrir la bouche. Exposer son corps, dévoiler son intimité. Parfois, se pencher, se tourner, fléchir les genoux, soulever ses seins ou se faire inspecter les parties génitales. Les fouilles à nu des détenus, qui visent à empêcher l’introduction d’objets ou de substances illicites – principalement des stupéfiants, des téléphones portables et des armes – font l’objet d’une attention récurrente des instances de défense des droits de l’homme1. Leur caractère intrusif, générant sentiments de gêne, voire d’humiliation, impose d’en limiter le recours et d’en organiser la pratique.

Ces fouilles sont aujourd’hui au cœur d’un rapport du Médiateur fédéral2 remis au Parlement ce 25 novembre. Il fait suite à une série de plaintes déposées en 2015 et 2016 par des détenus, des membres de leurs familles et des comités de surveillance, et met en lumière des pratiques illégales – ces fouilles sont encadrées par la loi depuis 20053 – dans les douze prisons visitées. 

Au rang des constats épinglés: partout, des fouill...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

Marinette Mormont

Marinette Mormont

Coordinatrice web, contact freelances, journaliste (social, santé, logement).

Pssstt, visiteur, visiteuse du site d'Alter Échos !

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, notamment ceux en lien avec le Covid-19, pour le partage, pour l'intérêt qu'ils représentent pour la collectivité, et pour répondre à notre mission d'éducation permanente. Mais produire une information critique de qualité a un coût. Soutenez-nous ! Abonnez-vous ! Et parlez-en autour de vous.
Profitez de notre offre découverte 19€ pour 3 mois (accès web aux contenus/archives en ligne + édition papier)