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Regard critique · Justice sociale

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Améliorer l’intégration directe des élèves à besoins spécifiques dans l’enseignement ordinaire

Le Conseil supérieur de l’enseignement spécial (CSES)1 vient de rendre un avis concernant « l’intégration directe des élèves à besoinsspécifiques dans l’enseignement ordinaire ». Alors que des mesures importantes ont été prises dans les Communautés flamande et germanophone pour favoriserl’intégration des élèves handicapés, l’Avis 119 part du constat de la trop grande imperméabilité entre enseignements ordinaire et spécial enCommunauté française. Le Conseil rappelle l’orientation prônée par la plupart des courants pédagogiques depuis les années 60, visant à intégrerla personne handicapée dans les milieux ordinaires : que ce soit au niveau de l’enseignement, du travail, des loisirs ou de l’hébergement. Concernant la situation desélèves souffrant d’un handicap, le Conseil distingue deux situations. Soit l’élève est inscrit dans l’enseignement spécial et bénéficie de la loi surl’enseignement spécial intégré, soit « il est inscrit dans l’enseignement ordinaire, parfois sans jamais avoir été inscrit dans l’enseignement spécial». On parle alors d’« intégration directe ».

Une plate-forme emploi à Droixhe pour coordonner les actions d’insertion

Depuis le 3 février, une plate-forme emploi (PFE)1 est ouverte aux habitants de Droixhe, à Liège. L’initiative revient à la Régie de quartier,en partenariat avec 11 associations (La Bobine, le CLAJ, les Grignoux…) du quartier. Des professionnels du FOREM, du CRIPEL et de Carrefour Formation participent au projet. La PFE emploie deuxpersonnes. Elle est située au n° 12 place Louis Degeer dans un ancien salon de coiffure et elle est financée via un subside de 100 000 euros du Fonds social européen. Lesobjectifs ? « L’information, répond le coordinateur Karim Merbah, une orientation vers les formations, un accompagnement à la recherche d’emploi (CV, définitiondu projet…) et une coordination en un seul endroit des actions d’insertion des associations. »

Vers une rationalisation de la Stratégie européenne de l’emploi

Après cinq années de fonctionnement, la Stratégie européenne de l’emploi (SEE), lancée à Luxembourg, en novembre 1997, a fait l’objetd’une large évaluation réalisée par les soins de la Commission européenne, après consultation auprès des partenaires sociaux. L’analyse montrequ’elle a apporté une contribution importante à l’amélioration de la situation en matière d’emploi et au rapprochement des politiques menées dansce domaine au sein de l’Union européenne1. Parmi les résultats obtenus, on relèvera :

Réforme du Fonds de garantie bruxellois : meilleur accès pour les entrepreneurs à profil social

Le Fonds de garantie bruxellois1 complète sous certaines conditions les garanties insuffisantes des PME, indépendants et titulaires des professions libérales quidemandent un crédit professionnel. Fin 2002, le gouvernement Bruxellois a approuvé une série de nouvelles modalités qui entrent en vigueur à partir de juillet 2003: les entrepreneurs ont désormais un accès direct au Fonds de garantie, un cautionnement automatique est possible, les commissions sur les cautions sont réduites de moitiéet les starters recevront pendant cinq ans une franchise de paiement des commissions.

Un Service fédéral des créances alimentaires au 1er septembre

Dans sa dernière ligne droite, la négociation budgétaire avait enterré le projet de créer un Fonds budgétaire des créances alimentairesimpayées. Depuis, les partis de la majorité ont retrouvé un accord politique, qui s’est traduit le 17 janvier par le vote de la proposition de loi Herzet, Coenen et consorts enCommission des finances de la Chambre, puis le 23 janvier en séance plénière. Si le Sénat ne décide pas de l’examiner avant le 5 février (procédured’évocation), il paraîtra très prochainement au Moniteur.1

« Proximam » : un partenariat pilote entre un IMP et une maison maternelle

Le projet pilote « Proximam1 » est né en 1995 de la conjugaison de deux problématiques, le handicap mental et la maternité, et de l’échange depratiques de deux institutions. A Wanfercée-Baulet, dans la Basse-Sambre, la maison maternelle Fernand Philippe2 accueille, depuis plus de vingt ans, des futures mamans et desmamans avec leurs enfants. A l’autre bout du pays, à Etalle (Gaume), l’institut médico-pédagogique « La Providence » prend en charge des enfantspré-psychotiques et débiles légers âgés de 3 à 18 ans.

Le CPAS de La Louvière joue la carte de l’intergénérationnel

Le vieillissement de la population, en Europe, est un fait. Et, puisque les tracas de la vie quotidienne impliquent que l’on n’a pas beaucoup de temps à soi, nosaînés deviennent malheureusement l’élément en trop de cette équation imparfaite avec, en bout de route, parfois, l’inévitableinstitutionnalisation. Partant, les maisons de repos et de soins doivent s’adapter à la demande croissante qui en découle, ainsi qu’aux besoins essentiels desrésidents.

Après le croisement des savoirs, ATD Quart-Monde expérimente le croisement des pratiques

La misère du monde de Pierre Bourdieu et, dans son sillage, nombre d’ouvrages ont montré l’importance de partir de la connaissance des personnes les plus pauvres pour élaborernos connaissances sur la pauvreté. Avec Le croisement des pratiques. Quand le quart monde et les professionnels se forment ensemble, publié en octobre, ATD Quart-Monde entend franchirun pas supplémentaire.1

Le SNP travaille à un « label de qualité » pour les logements

Personne n’a pu ignorer les débats qui ont entouré la création d’un fichier des locataires défaillants au cours de ces trois derniers mois. Le SNP (Syndicat nationaldes propriétaires)1 avait alors répondu positivement à la volonté de leurs détracteurs de créer un fichier de « mauvais propriétaires». « À condition que les critères pris en compte pour “ficher” ces propriétaires soient aussi objectifs que ceux qui ont été retenus pourles locataires, soulignait-il. Que les mêmes garanties de sérieux soient fournies, avec possibilité pour les propriétaires de faire valoir leurs arguments et de fairedisparaître leur nom du fichier. » Il proposait donc de créer un « label SNP » de manière à « favoriser la qualité des logements pour lesbiens donnés en location ».

Flémalle : 30 206 347 euros pour le logement

Dans le cadre de l’ancrage communal, l’échevin du logement flémallois Jean-Jacques Vervaeren a présenté lors du dernier conseil communal un programmespécial d’investissement en vue d’obtenir une aide régionale de 30 206 347 euros pour la rénovation des logements sociaux. Le parc locatif de la sociétéd’habitations sociales « Maison des Hommes »1 compte 2 754 habitations. Des travaux de rénovation seraient effectués dans 567 logements et 204démolitions seraient réalisées « car le coût de restauration est trop élevé » : les 204 habitations sont situées sur le plateau des Trixhes(Unité 4, quartier des Voisinages), dont « 104 sont inoccupées, car inoccupables », a déclaré l’échevin. Le conseil compte égalementreconstruire quelque 30 logements et la Maison des Hommes « envisagera toute piste pour reconstruire des habitations sur le lieu de démolition ». Le dossier sera envoyéà la Région wallonne pour le 15 février et les conclusions doivent parvenir à la commune pour le 15 avril. Les travaux seront ensuite effectués sur une duréede cinq ans.

Liste des locataires défaillants : l’associatif contre-attaque

Dans un communiqué daté du 31 janvier, le RBDH1 (Rassemblement bruxellois pour le droit à l’habitat) et le Syndicat des locataires2 ont fait part de leurintention d’entamer une procédure judiciaire contre le fichier des locataires défaillants. Les deux associations estiment que le SNP3 (Syndicat national despropriétaires) n’a pas procédé aux modifications suggérées par la Commission pour la protection de la vie privée, dans son avis du 19 décembre2002.

Peut-on reconvertir les campings en zones d’habitat ?

Le Plan d’action pluriannuel relatif à l’habitat dans les équipements touristiques (campings ou parcs résidentiels de week-end) laisse une porte ouverte à lareconversion de domaines en un lieu d’habitat. « Ce qui suppose, précise l’auteur du document1, en application des principes d’aménagement du territoire, lavérification de la destination de la zone au plan de secteur et, le cas échéant, la modification de celui-ci via un plan communal d’aménagement dérogatoire,un assainissement des lieux, un équipement collectif suffisant (voiries, épuration des eaux…) ainsi que la création de logements adaptés sur ceux-ci. Le but est, eneffet, d’une part, d’améliorer l’habitat susceptible de l’être dans le domaine reconverti afin de le rendre conforme à l’usage et, d’autre part, de favoriser lerelogement des habitants, dont l’habitation est insalubre et non améliorable, dans un logement salubre situé soit dans l’équipement reconverti, soit en dehors de celui-ci.» La Province de Namur a créé un Fonds à cette fin et la commune de Somme-Leuze (située dans la même province) œuvre à requalifier trois domainessitués sur son territoire.