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Regard critique · Justice sociale

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Une nouvelle formule pour le Rosetta en alternance

Depuis le lancement, il y a trois ans, des Conventions de 1er emploi, un des trois volets de cette politique n’a pas démarré : les conventions Rosetta en alternance. Lanégociation gouvernementale sur le premier ajustement budgétaire 2003, à la mi-février, a permis à la ministre Onkelinx1 de faire entériner uneautre mesure qui a les mêmes objectifs, qualifiée de Rosetta Plus. On oublie les Conventions de 1er emploi en alternance, et on les remplace par des incitants financiers susceptiblesd’amener les jeunes vers la formation professionnelle.

Fonds d’investissement, clauses sociales et recours européen : Vande Lanotte veut clôturer en fanfare

Le ministre Vande Lanotte1 obtenait en 99 un portefeuille ministériel et des budgets pour l’économie sociale. Quatre ans plus tard, il est en train de clôturer denouveaux chantiers, comme en témoigne son intense activité en la matière cette quinzaine.

Formation : du neuf pour les secteurs « verts »

Rehausser le niveau de formation des entreprises wallonnes. Et, plus précisément, faire progresser de 15 % la participation de la population active à la formation, d’icià 2004, voilà l’un des objectifs du CAWA, le Contrat d’avenir pour la Wallonie actualisé. Pour y parvenir, le gouvernement wallon se doit de mettre en œuvre desincitants à la formation et favoriser le développement de formations en matière de qualité pour les acteurs des filières agricoles et agroalimentaires.

Pacte social bruxellois : mise en œuvre des premières mesures

Le 19 février, les partenaires sociaux bruxellois et le gouvernement ont approuvé, lors d’une réunion du comité bruxellois de concertation économique etsocial, trois notes d’orientation contenant des mesures relatives au Pacte social pour l’emploi des Bruxellois. Ces trois textes ont été proposés par le ministrebruxellois de l’Emploi, Éric Tomas1. La première note a trait à la proscription des discriminations à l’embauche des travailleurs d’origineétrangère. Les mesures portent sur « la sensibilisation et la formation des employeurs et des travailleurs bruxellois et le renforcement des actions positives promouvantl’emploi des personnes d’origine étrangère sur le marché de l’emploi bruxellois ». Concrètement, il sera possible de déposer plainteà l’Orbem. Ce service travaillera en collaboration avec le Centre pour l’Égalité des chances. Fin 2003, cette problématique fera l’objet d’un forumavec les chercheurs d’emploi. Le budget prévu s’élève à 600 000 euros.

Travail atypique : ce sont principalement les femmes qui trinquent

La dernière décennie aura consacré l’avénement d’un nouveau mode de gestion du travail essentiellement marqué par la flexibilité. Lemodèle classique de l’emploi et de la carrière professionnelle standard, hérité de la période industrielle, n’a plus la cote auprès desemployeurs (et parfois des pouvoirs publics). Les principes de gestion et d’organisation à flux tendus ou juste à temps ne concernent plus seulement la gestion des biens, desproduits tangibles et intangibles ; ils sont aussi appliqués à la gestion des ressources humaines. Dès lors le bon vieux contrat de papa a un air suranné. Le travailà temps plein, à durée indéterminée, à des heures fixes chez un même employeur, dans un endroit stable et bien défini appartient de plus en plusau passé. Ce type d’engagement répond mal aux besoins d’entreprises à la recherche de flexibilité et « incapables » aujourd’hui des’engager à long terme vis-à-vis de ses salariés.

Aide juridique gratuite : les avocats manifestent

Le 25 février dernier, quelque cinq cents avocats venus des quatorze barreaux francophones et du barreau germanophone sont descendus dans la rue pour se plaindre auprès du ministrede la Justice, Marc Verwilghen1, de la façon dont est organisée l’aide juridique. Leurs revendications : un relèvement des plafonds donnant droit à l’aidejuridique gratuite et le doublement de l’enveloppe budgétaire prévue pour cette aide. Une délégation d’avocats a été reçue par le ministre en soncabinet. En vain. Pas d’augmentation d’enveloppe en vue. Les experts du cabinet Verwilghen ont fait observer aux avocats que l’enveloppe consacrée à l’aide juridique avaitété augmentée à plusieurs reprises. Il a également été annoncé qu’une étude serait confiée à deux universitaires (àdésigner) pour déterminer pourquoi le nombre de dossiers est passé de 58 000 pour l’année judiciaire 1998-1999 à 69 000 pour 2000-2001 et à 82 000 pour2001-2002. Pendant le même laps de temps, répondent les avocats en contredisant les experts, l’enveloppe budgétaire allouée à cet effet est passée de 25,280millions d’euros en 2000-2001 à 25,274 millions d’euros l’année suivante.

Plan Tandem pour l’aménagement des fins de carrière dans les secteurs de l’hébergement en Wallonie

Le 18 février, le ministre Detienne1 annonçait le démarrage du Plan Tandem, qui permettra l’aménagement des fins de carrière dans le secteur del’hébergement des personnes handicapées en Wallonie. Le dispositif, entériné par une Convention collective signée par les partenaires sociaux de la Commissionparitaire 319.02 et par des mesures prises par le gouvernement wallon, s’inscrit dans la droite ligne des accords du non-marchand de 2000.

L’associatif marollien, en collaboration avec « Carrefour », lance la première supérette sociale

Les supérettes sociales, on connaît, du moins celles organisées par les CPAS mais celle qui s’est ouverte au cœur des Marolles ce 3 mars est d’un tout autre genre. Eneffet, « Les Capucines »1 – c’est ainsi qu’elle a été baptisée en raison de son ancrage rue des Capucines – est le fruit d’une associationentre les magasins Carrefour2 et plusieurs associations marolliennes. Si le concept est connu en France, il s’agit d’une première pour la Belgique. Les produits de marque y sontvendus 80 % moins cher que dans les grandes surfaces. Dans les rayons, rien que des produits classiques, des eaux au café en passant par les conserves ; alcools et cigarettes sont toutefoisbannis. Seule grande différence et de taille, le prix : 60 cents au lieu de 3,07 euros pour un pot de choco, vraiment pas cher ! Mais tout le monde n’y aura pas accès, seules lespersonnes en difficulté pourront y faire leurs courses.

Vesti Bulle : premier magasin citoyen à La Louvière

La multiplication des services se poursuit au CPAS de La Louvière qui a inauguré, le samedi 8 février dernier, le premier de ses magasins citoyens, spécialisédans la commercialisation de vêtements de seconde main. En fonction depuis le 21 décembre 2002, Vesti Bulle est le résultat de la collaboration entre les services sociaux, leservice insertion et le service technique du CPAS louviérois1.

Revenu d’intégration sociale : mise en pratique à Charleroi

Dans sa note de politique générale 2003, le CPAS de Charleroi1 présente les premiers résultats de l’application sur le terrain de la loi sur le droitau revenu d’intégration sociale, entrée en vigueur le 1er octobre 2002. Loin d’en tirer des conclusions hâtives, les responsables du CPASpréfèrent rester circonspects. Ils dressent toutefois certains constats.

Sainte-Marguerite : des logements pour les familles nombreuses

Le chantier de rénovation de six maisons, n° 52 à 62 de la rue Sainte-Marguerite à Liège a débuté le 24 février. Les bâtiments, anciennespropriétés de l’Évêché et d’un particulier, ont été achetés pour être restaurés en décembre 1999 par le Fonds dulogement des familles nombreuses de Wallonie1. Le budget de l’acquisition/rénovation s’élève à 1 million d’euros, subsidié pour 75 %par la Région wallonne (dans le cadre de la ZIP). La fin des travaux est prévue pour le mois d’août 2004. Les immeubles sont très vétustes (le n° 62 estpresque en ruine) et il s’agit d’une rénovation lourde : façades, planchers, menuiseries, sanitaires… Le projet architectural prévoit sept logements de 1, 3, 4et 5 chambres – dont un appartement pour les personnes à mobilité réduite. L’ancienne cour de récréation, mitoyenne de l’écoleSaint-Joseph, sera également réaménagée. Les loyers, adaptés aux ressources (et à l’éventuel endettement) des locataires, atteindra maximum 15 %des revenus familiaux.

Le drame des « Mésanges » ravive le débat sur l’état du parc locatif social

Dans la nuit du 19 au 20 février, un incendie ravageait l’immeuble de logements sociaux « Les Mésanges », à Mons. Le bilan fut lourd : 7 morts, 23 personnesintoxiquées, sans compter le relogement en urgence des autres personnes. L’irresponsabilité des personnes ayant détérioré les systèmes d’alarme atout d’abord été dénoncée. Mais, il semble surtout aujourd’hui que la thèse de l’incendie criminel soit privilégiée.