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Une nouvelle formule pour le Rosetta en alternance

Depuis le lancement, il y a trois ans, des Conventions de 1er emploi, un des trois volets de cette politique n’a pas démarré : les conventions Rosetta en alternance. Lanégociation gouvernementale sur le premier ajustement budgétaire 2003, à la mi-février, a permis à la ministre Onkelinx1 de faire entériner uneautre mesure qui a les mêmes objectifs, qualifiée de Rosetta Plus. On oublie les Conventions de 1er emploi en alternance, et on les remplace par des incitants financiers susceptiblesd’amener les jeunes vers la formation professionnelle.

01-08-2005 Alter Échos n° 137

Depuis le lancement, il y a trois ans, des Conventions de 1er emploi, un des trois volets de cette politique n’a pas démarré : les conventions Rosetta en alternance. Lanégociation gouvernementale sur le premier ajustement budgétaire 2003, à la mi-février, a permis à la ministre Onkelinx1 de faire entériner uneautre mesure qui a les mêmes objectifs, qualifiée de Rosetta Plus. On oublie les Conventions de 1er emploi en alternance, et on les remplace par des incitants financiers susceptiblesd’amener les jeunes vers la formation professionnelle.

Le mécanisme est somme toute bien simple : tout jeune qui trouve une formation touche des allocations d’attente. Même s’il ne remplit pas les conditions de fréquentationscolaire pour y accéder, et même sans terminer son fameux stage d’attente.2 Les formations concernées ici sont seulement les formations individuelles en entreprise :PFI (Plan de formation insertion) en Wallonie, les FPI (Formation professionnelle individualisée à Bruxelles) et les IBO en Flandre. Ces trois formules ont pour caractéristiqued’offrir une durée de contrat de travail au moins aussi longue que la période de formation, et immédiatement ensuite. Même si le contrat reste à duréelimitée, le jeune est beaucoup plus vite positionné sur le marché de l’emploi, au lieu de « s’enliser » dans des mois de stage d’attente.

En diminuant le coût de ces formules de formation pour ces publics jusqu’ici non indemnisés, la nouvelle mesure fédérale entend inciter les Régions àorienter vers eux une partie de ces formations (15 000 par an, aujourd’hui, dans tout le pays).

La mesure se veut aussi incitative pour les jeunes, en leur offrant plus tôt l’accès à un revenu pour les mobiliser vers une démarche de qualification. Elle fait doncpièce à l’approche plus coercitive de conditionnalisation des allocations d’attente réclamée il y a quelques mois par l’Onem et le patronat au nom de « l’activationdes allocations d’attente ».

1 Cab. de la ministre Onkelinx : rue du Commerce 78-80 à 1040 Bruxelles, tél. : 02 233 51 11, fax : 02 233 44 88.

2. Le mécanisme est aussi accessible aux personnes rentrantes après une période d’inactivité, et aux indépendants qui ont cessé leuractivité.

Thomas Lemaigre

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