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“Harmonisation des ALE : régionalisation ou réfédéralisation ?”

26-04-1999 Alter Échos n° 51

La politique de l’emploi est partagée entre les niveaux fédéral et régional. Les communes sont également des acteurs de l’insertion. Depuis l’instauration desAgences locales pour l’emploi (ALE) par le ministère fédéral de l’Emploi et du Travail (MET), la question de la cohérence des politiques régionales se pose avec deplus en plus d’acuité. Ainsi, les ALE peuvent consacrer une partie de leurs recettes au financement d’actions de formation des chômeurs inscrits chez elles.
Le 25 mai 1998, les ministres wallon, bruxellois et flamand de l’Emploi interpellaient la ministre fédérale Miet Smet et l’invitaient à débattre de la question. Enl’absence de réaction du fédéral, le ministre flamand Théo Kelchtermans a pris l’initiative d’imaginer un partenariat au niveau local, sous la forme d’unecoopération entre le VDAB, le CPAS, l’ALE et d’autres opérateurs locaux. Le MET a pris la balle au bond en signant un accord de coopération liant le fédéral, laRégion et la commune. L’objectif affiché est de permettre une meilleure visibilité des différents opérateurs en organisant une collaboration prenant la forme, parexemple, d’un guichet unique et d’une localisation unique. La Région flamande envisage cela sous la forme de «forums des responsables locaux».
Pour la Région wallonne, le ministre Van Cauwenberghe tente de reconcentrer les activités des Services locaux d’accueil et d’information pour l’emploi (SLAIE), inaugure – le 22 avril -les Espaces-ressources-emploi du Forem et les Carrefours-Formation ; il lance également le concept de «Maison de l’Emploi», lieu où les différents opérateursseraient également mis en réseau. Alors, va-t-on vers une convergence entre politiques de l’emploi fédérale, flamande et wallonne ? Rien n’est moins sûr. Ilapparaît en fait que le gouvernement wallon voudrait relancer le débat sur le statut de l’ALE et faire du contrat ALE non pas une fin en soi, mais une étape dans le parcoursd’insertion. Or, les ALE fonctionnent plutôt comme des «électrons libres» et ne figurent toujours pas dans le cadre du parcours.
Si officieusement les fonctionnaires de l’ONEm ne s’opposent pas au principe avancé par le gouvernement wallon, rien n’indique qu’il en ira de même lors de la discussion au Comité(fédéral) de Gestion de l’ONEm. Les négociations de l’après-13 juin seront à cet égard déterminantes, ne serait-ce que dans la nouvelledélimitation des compétences entre Etat fédéral et régional. Si tous s’accordent sur la nécessité d’homogénéiser les paquets decompétences, nul ne sait si cela se fera dans le sens du fédéral ou du régional.

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