Alter Échosr
L'actualité sociale avec le décodeur

Secteurs (autres)

Accueil : la privatisation, c’est maintenant !

L’accueil des demandeurs d’asile a fait l’objet d’une privatisation partielle en Belgique. Des entreprises privées comme G4S fournissent désormais, au même titre que Fedasil ou les CPAS, l’hébergement, les soins de santé ou l’accompagnement psychosocial aux demandeurs d’asile.

Un centre d'accueil pour les réfugiés. France, en 1944.

L’accueil des demandeurs d’asile a fait l’objet d’une privatisation partielle en Belgique. Des entreprises privées comme G4S fournissent désormais, au même titre que Fedasil ou les CPAS, l’hébergement, les soins de santé ou l’accompagnement psychosocial aux demandeurs d’asile.Article publié le 3 février 2016.Tout le monde connaît le groupe G4S, la plus grande société de sécurité et de gardiennage au monde qui emploie plus de 650.000 personnes dans plus d’une centaine de pays, dont la Belgique. Son terrain d’activité est énorme et l’entreprise dispose aussi d’une expérience en matière d’accueil des demandeurs d’asile, notamment en Angleterre et en Autriche. Depuis l’été dernier, l’État fédéral a décidé de sous-traiter ses obligations à cet opérateur privé, en lui confiant l’accueil et les soins à prodiguer à des demandeurs d’asile. Au terme d’un marché public, c’est ce groupe qui a été choisi, en consortium avec la société Corsendonck, active dans le tourisme social, pour gérer deux nouveaux centres d’accueil qui ont été ouverts dans l’urgence à Turnhout et à Retie, en province d’Anvers.«Deux chiffres pour résumer notre situation : en juillet dernier, nous avions 16000 places actives, en janvier, nous en sommes à 33000 avec des places urgentes», Benoît Mansy, responsable de la communication chez FedasilLes premiers demandeurs d’asile y sont arrivés en octobre dernier. On compte ...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

L’accueil des demandeurs d’asile a fait l’objet d’une privatisation partielle en Belgique. Des entreprises privées comme G4S fournissent désormais, au même titre que Fedasil ou les CPAS, l’hébergement, les soins de santé ou l’accompagnement psychosocial aux demandeurs d’asile.Article publié le 3 février 2016.Tout le monde connaît le groupe G4S, la plus grande société de sécurité et de gardiennage au monde qui emploie plus de 650.000 personnes dans plus d’une centaine de pays, dont la Belgique. Son terrain d’activité est énorme et l’entreprise dispose aussi d’une expérience en matière d’accueil des demandeurs d’asile, notamment en Angleterre et en Autriche. Depuis l’été dernier, l’État fédéral a décidé de sous-traiter ses obligations à cet opérateur privé, en lui confiant l’accueil et les soins à prodiguer à des demandeurs d’asile. Au terme d’un marché public, c’est ce groupe qui a été choisi, en consortium avec la société Corsendonck, active dans le tourisme social, pour gérer deux nouveaux centres d’accueil qui ont été ouverts dans l’urgence à Turnhout et à Retie, en province d’Anvers.«Deux chiffres pour résumer notre situation : en juillet dernier, nous avions 16000 places actives, en janvier, nous en sommes à 33000 avec des places urgentes», Benoît Mansy, responsable de la communication chez FedasilLes premiers demandeurs d’asile y sont arrivés en octobre dernier. On compte ...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

En savoir plus

L’accueil des demandeurs d’asile a fait l’objet d’une privatisation partielle en Belgique. Des entreprises privées comme G4S fournissent désormais, au même titre que Fedasil ou les CPAS, l’hébergement, les soins de santé ou l’accompagnement psychosocial aux demandeurs d’asile.Article publié le 3 février 2016.Tout le monde connaît le groupe G4S, la plus grande société de sécurité et de gardiennage au monde qui emploie plus de 650.000 personnes dans plus d’une centaine de pays, dont la Belgique. Son terrain d’activité est énorme et l’entreprise dispose aussi d’une expérience en matière d’accueil des demandeurs d’asile, notamment en Angleterre et en Autriche. Depuis l’été dernier, l’État fédéral a décidé de sous-traiter ses obligations à cet opérateur privé, en lui confiant l’accueil et les soins à prodiguer à des demandeurs d’asile. Au terme d’un marché public, c’est ce groupe qui a été choisi, en consortium avec la société Corsendonck, active dans le tourisme social, pour gérer deux nouveaux centres d’accueil qui ont été ouverts dans l’urgence à Turnhout et à Retie, en province d’Anvers.«Deux chiffres pour résumer notre situation : en juillet dernier, nous avions 16000 places actives, en janvier, nous en sommes à 33000 avec des places urgentes», Benoît Mansy, responsable de la communication chez FedasilLes premiers demandeurs d’asile y sont arrivés en octobre dernier. On compte ...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

Pierre Jassogne

Pierre Jassogne

Journaliste (social, justice)

Pssstt, visiteur, visiteuse du site d'Alter Échos !

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, notamment ceux en lien avec le Covid-19, pour le partage, pour l'intérêt qu'ils représentent pour la collectivité, et pour répondre à notre mission d'éducation permanente. Mais produire une information critique de qualité a un coût. Soutenez-nous ! Abonnez-vous ! Et parlez-en autour de vous.
Profitez de notre offre découverte 19€ pour 3 mois (accès web aux contenus/archives en ligne + édition papier)