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© Alexander GD/Pierre Vanneste/Alter Médialab

Vieillir en prison : la double peine

Alter Échos n° 469 19 décembre 2018 Pierre Jassogne

En quelques années, la question du vieillissement en prison est devenue une nouvelle réalité. Or, rien n’est prévu pour les détenus âgés dans les établissements pénitentiaires.

Entre 2008 et 2017, le nombre de détenus âgés de 60 ans et plus n’a cessé d’augmenter: ils étaient 308 voilà dix ans, contre 447 l’an dernier. Si on élargit la perspective au nombre de détenus âgés de 50 ans et plus, le nombre est interpellant: ils étaient 1.169 en 2008 pour 1.681 en 2017. Une évolution constante qui pose question, d’autant que la plupart des détenus âgés sont éparpillés dans les diverses prisons du...

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Entre 2008 et 2017, le nombre de détenus âgés de 60 ans et plus n’a cessé d’augmenter: ils étaient 308 voilà dix ans, contre 447 l’an dernier. Si on élargit la perspective au nombre de détenus âgés de 50 ans et plus, le nombre est interpellant: ils étaient 1.169 en 2008 pour 1.681 en 2017. Une évolution constante qui pose question, d’autant que la plupart des détenus âgés sont éparpillés dans les diverses prisons du...

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A propos de l'auteur(e)

Pierre Jassogne

Pierre est devenu journaliste en 2010 après des études en lettres lors desquelles il se passionne pour les rapports entre littérature et presse. Enfant, il voulait déjà devenir journaliste et se revoit très bien ennuyer parents et voisins en faisant des interviews avec un enregistreur Fisher Price à cassette avec micro incorporé pour un journal parlé imaginaire. Bref, il avait ce métier dans le sang, mais à la naïveté de ses premiers pas dans ce métier, sa conception du journalisme a rapidement évolué : au début, il était dans le flux de l’info, de l’événement, du scoop à tout prix, mais a très vite décroché pour tenter d’autres voies à l’instar de sa collaboration avec Alter Échos commencée en 2012. Selon Pierre, le journalisme doit être dans les marges du réel, en refusant l’évidence, en allant au-delà de ses propres convictions aussi, en se frottant aux contrastes du monde, mais en y puisant chaque fois une certaine expérience des hommes, des choses, à travers des visages ou des sensations. Idem pour le social : au-delà des politiques menées, des subsides octroyés, des noms de ministres, il en va davantage du témoignage d’un engagement, d’une conviction portée par des citoyens, souvent anonymes, pour rendre ce monde un peu plus juste, un peu plus vrai. « Comme journaliste, on tente de rendre audibles ces preuves de résistances humaines face au discours inquiétant de la financiarisation à outrance, du populisme politique ou de la numérisation sans visage ». « Se reposer ou être libre », disait le philosophe grec Thucydide, quatre siècles avant notre ère. Face à la montée de l’insignifiance, il en va de même pour le journalisme, même si la tâche est grande, difficile, mais néanmoins stimulante et passionnante.

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