#santé
«Le débat n’est pas serein, il est manipulé, orienté»
Piliers incontournables de la Sécurité sociale belge, les mutualités voient leur place dans le système de santé remises en question comme rarement auparavant. Face à ces critiques, Elise Derroitte, vice-présidente de la Mutualité chrétienne, et Xavier Brenez, directeur général des Mutualités libres, défendent un modèle qu’ils jugent toujours pertinent. Sans mâcher leurs mots.
De malades de longue durée à réservoir
de main-d’œuvre
Alors que le gouvernement veut accélérer leur retour à l’emploi, les personnes en incapacité de travail depuis plus d’un an naviguent entre démarches administratives, contrôles, parcours de soins parfois longs et pression croissante à reprendre le travail.
À « La Moisson », faire famille malgré tout
À Houmont, dans une ancienne ferme posée au milieu des champs, « La Moisson » accueille des familles que la précarité, les ruptures ou l’absence de logement ont poussées au bord de l’éclatement. Dans cette maison d’accueil unique en province de Luxembourg, on tente d’aider les parents sans perdre de vue l’essentiel : préserver l’intérêt des bambins et leur permettre de retrouver leur place d’enfant.
Assurances optionnelles: le coût de la prudence
En Belgique, tout citoyen affilié à une mutualité bénéficie automatiquement, en plus de l’assurance obligatoire, de l’assurance complémentaire organisée par cette mutualité. Un package nécessaire, mais pas toujours suffisant, si l’on en croit l’offre croissante d’assurances optionnelles: hospi, dentaire ou encore maladies graves. Avec, in fine, une addition salée que tout le monde ne pourra pas payer.
Les vignettes des mutuelles, cultes malgré elles
Objet d’une autre époque, la vignette demeure une spécificité de notre système de sécurité sociale, familière aux belges. Son histoire hors normes dit beaucoup de nos rapports aux mutuelles.
Accompagner loin de la précarité
Au-delà de leur fonction d’organisme de remboursement, les mutuelles s’appliquent également à repérer, accompagner et parfois «raccrocher» aux droits des personnes qui s’éloignent du système de santé. Un rôle qu’elles estiment indispensable, bien qu’il soit critiqué.
Dans les maisons de repos, le mal-être sous ordonnance
53,5 % des résidents en maison de repos reçoivent des antidépresseurs. Pas forcément parce qu’ils sont dépressifs, mais parce que le système n’a pas prévu d’alternative. Derrière ce chiffre se cache un angle mort structurel mis en lumière par le Conseil Supérieur de la Santé (CSS): la santé mentale des aînés vivant en maison de repos reste le grand impensé du secteur.
L’urgence de philosopher
Intervisions éthiques, ateliers philos, séminaire d’écriture… À travers une série de dispositifs participatifs, le philosophe Jérôme Bouvy invite le personnel du Grand Hôpital de Charleroi à réfléchir et à dialoguer autour des enjeux qui traversent leurs pratiques. De quoi remettre du sens, du soin et de la robustesse dans leur quotidien!
Titres-services: le poison invisible du nettoyage
Depuis leur lancement en 2004, les titres-services ont permis à 140.000 femmes d’accéder à un emploi. Plus de vingt ans après leur création, un autre bilan émerge : celui d’un secteur où l’usure physique, les atteintes respiratoires et les expositions à des substances potentiellement dangereuses demeurent largement sous-estimées.
Delphine Chabbert: «Le droit à l’IVG sera toujours menacé»
Ancienne élue PS au parlement bruxellois, Delphine Chabbert est aujourd’hui à la tête de la Fédération laïque des centres de planning familial. Elle revient pour Alter Échos sur le texte de loi préparé par Annelies Verlinden (cd&v), la ministre fédérale de la Justice, qui prévoit notamment de faire passer le délai pour une interruption volontaire de grossesse (IVG) de 12 à 14 semaines. Trop peu pour Delphine Chabbert, qui ne mâche pas ses mots.
Métro, boulot, burn-out: les jeunes adultes en surchauffe
Chez les moins de 35 ans, les incapacités de travail pour burn-out ont plus que doublé entre 2018 et 2024. Pression, précarité, perte de sens, isolement: derrière l’épuisement des jeunes travailleurs, c’est aussi le rapport au travail qui vacille.
Le cancer au bout du balai
Les travailleuses du nettoyage figurent parmi les salariées les plus exposées aux produits chimiques, mais aussi parmi les moins visibles dans les statistiques des maladies professionnelles. Une double invisibilisation que des chercheurs français tentent de documenter dans le Vaucluse.
