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La question du surendettement pour les prisonniers peut être très problématique. Des services de médiation de dettes spécialisés proposent leurs services aux détenus, dans la mesure de leurs possibilités.

Il est aujourd’hui impossible de chiffrer le nombre de détenus qui rencontrent des problèmes d’endettement, mais on peut tabler sur une bonne proportion d’entre eux, ainsi que leurs familles. En effet, l’incarcération d’une personne a des répercussions quasi immédiates sur le fait de percevoir des revenus, quels qu’ils soient (salaire ou allocations sociales). Ceux-ci s’évanouissent généralement dès la détention provisoire ou en tout cas devraient ne plus être versés avec la survenue d’un tel événement. Si c’est - on peut l’imaginer - rapidement le cas pour les salaires, il n’en va pas toujours de même pour les revenus de remplacement (chômage, revenu d’intégration sociale, allocation d’invalidité...). Or le détenu s’expose à devoir rembourser le trop-perçu dès l’instant de son incarcération, les droits à ces allocations s’éteignant avec l’entrée en prison. Sans sources de revenus, les dettes s’accumulent rapidement et si une famille dépendait des rentrées de la personne incarcérée, la situation peut rapidement s’emballer. Même isolé, le détenu, soustrait du jour au lendemain de son environnement, est désorienté et ne pense pas toujours de façon prioritaire à régler la si...

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La question du surendettement pour les prisonniers peut être très problématique. Des services de médiation de dettes spécialisés proposent leurs services aux détenus, dans la mesure de leurs possibilités.

Il est aujourd’hui impossible de chiffrer le nombre de détenus qui rencontrent des problèmes d’endettement, mais on peut tabler sur une bonne proportion d’entre eux, ainsi que leurs familles. En effet, l’incarcération d’une personne a des répercussions quasi immédiates sur le fait de percevoir des revenus, quels qu’ils soient (salaire ou allocations sociales). Ceux-ci s’évanouissent généralement dès la détention provisoire ou en tout cas devraient ne plus être versés avec la survenue d’un tel événement. Si c’est - on peut l’imaginer - rapidement le cas pour les salaires, il n’en va pas toujours de même pour les revenus de remplacement (chômage, revenu d’intégration sociale, allocation d’invalidité...). Or le détenu s’expose à devoir rembourser le trop-perçu dès l’instant de son incarcération, les droits à ces allocations s’éteignant avec l’entrée en prison. Sans sources de revenus, les dettes s’accumulent rapidement et si une famille dépendait des rentrées de la personne incarcérée, la situation peut rapidement s’emballer. Même isolé, le détenu, soustrait du jour au lendemain de son environnement, est désorienté et ne pense pas toujours de façon prioritaire à régler la si...

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Nathalie Cobbaut

Nathalie Cobbaut

Rédactrice en chef Échos du crédit et de l'endettement

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