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Qui est un loser? Qui est un gagnant? En mai dernier, l’association L’Autre Lieu a lancé sa campagne «Loser» afin de bousculer les conceptions dominantes de réussite et d’échec dans notre société.

Qui est un loser? Qui est un gagnant? En mai dernier, l’association L’Autre Lieu a lancé sa campagne «Loser» afin de bousculer les conceptions dominantes de réussite et d’échec dans notre société.

L’Autre Lieu accompagne des personnes en souffrance psychique. Sa particularité: sur place, pas de personnel soignant, uniquement des travailleurs sociaux. L’association crée des alliances avec le réseau socioculturel pour privilégier un ancrage de son public dans la vraie vie plutôt que dans un circuit de soins. Travail de terrain et campagnes menées vers «l’extérieur» se renforcent car comme indiqué dans le livret de présentation: «Se sentir ‘loser’, c’est souvent – et avant tout – une affaire de regard.»

La thématique s’est imposée naturellement lors de discussions intra-muros, qui ont mis en lumière un sentiment d’échec perpétuel des «patients», bien souvent en rupture de relations, sans travail, plongés brutalement dans un déclassement total. Dans ces cas de figure, il y a une vie d’avant dont il faut faire le deuil, une transition que L’Autre Lieu conçoit comme une métamorphose plutôt que comme une condition irréversible.
«Se pourrait-il que les losers soient ceux qui ont compris que, dans la vie, il ne sert à rien d’entrer en compétition dès lors que les règles du jeu sont complètement faussées?» L’Autre Lieu
«Loser» repose aussi sur une réflexion liée à la raison d’êtr...

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Qui est un loser? Qui est un gagnant? En mai dernier, l’association L’Autre Lieu a lancé sa campagne «Loser» afin de bousculer les conceptions dominantes de réussite et d’échec dans notre société.

L’Autre Lieu accompagne des personnes en souffrance psychique. Sa particularité: sur place, pas de personnel soignant, uniquement des travailleurs sociaux. L’association crée des alliances avec le réseau socioculturel pour privilégier un ancrage de son public dans la vraie vie plutôt que dans un circuit de soins. Travail de terrain et campagnes menées vers «l’extérieur» se renforcent car comme indiqué dans le livret de présentation: «Se sentir ‘loser’, c’est souvent – et avant tout – une affaire de regard.»

La thématique s’est imposée naturellement lors de discussions intra-muros, qui ont mis en lumière un sentiment d’échec perpétuel des «patients», bien souvent en rupture de relations, sans travail, plongés brutalement dans un déclassement total. Dans ces cas de figure, il y a une vie d’avant dont il faut faire le deuil, une transition que L’Autre Lieu conçoit comme une métamorphose plutôt que comme une condition irréversible.
«Se pourrait-il que les losers soient ceux qui ont compris que, dans la vie, il ne sert à rien d’entrer en compétition dès lors que les règles du jeu sont complètement faussées?» L’Autre Lieu
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Marie-Eve Merckx

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