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Prostitution : facile d’y entrer, difficile d’en sortir

Qu’elle soit vécue ou non comme un choix, la prostitution entraîne une disqualification sociale qui pèse lourdement sur les femmes et les maintient paradoxalement dans le métier. C’est ce que montre l’enquête exploratoire menée par l’Helmo et l’APES-ULg, réalisée sur la base d’entretiens avec des prostituées travaillant à Bruxelles et en Wallonie. Vous désirez lire notre revue ? Envoyez un mail avec «AE 428 + adresse postale » à mmx@alter.be

Patrick Govers, professeur à l’HELMo (Haute École mosane): «Bien sûr, du point de vue du libéralisme économique, on se dit que s’il y a choix, c’est OK. Mais la prostitution s’inscrit dans des rapports d’oppression plus complexes.»

Qu’elle soit vécue ou non comme un choix, la prostitution entraîne une disqualification sociale qui pèse lourdement sur les femmes qui l’exercent et les maintient paradoxalement dans le métier. C’est ce que montre l’enquête exploratoire menée par l’HELMo et l’APES-ULg, réalisée sur la base d’entretiens avec des prostituées travaillant à Bruxelles et en Wallonie.
Article publié dans Alter Échos n°428, 29 août 2016.
Qui se prostitue en Belgique francophone? Et pourquoi? Ces questions simples, si l’on y pense, ne sont que peu abordées. Souvent pris dans des considérations morales, sécuritaires ou sanitaires, tiraillé entre des positions idéologiques opposées – abolitionnisme contre féminisme pro-sexe –, le débat sur la prostitution se base trop souvent sur des données peu objectivables, des chiffres dont on a oublié la source. C’est dans cette perspective que la Direction de l’égalité des chances a lancé un marché public afin de soutenir une recherche sur le fait prostitutionnel. «Nous souhaitions une étude qui intègre une perspective de genre et qui fasse état des rapports de domination dans lesquels sont prises les prostituées», explique Sandrine Debunne, chef de cabinet adjointe aux cellules Droits des femmes et Égalité des chances de la ministre Simonis.
«Les personnes exerçant la prostitution ont été fortement confrontées aux cinq figures de l’oppression avant l’entrée dans l...

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Qu’elle soit vécue ou non comme un choix, la prostitution entraîne une disqualification sociale qui pèse lourdement sur les femmes qui l’exercent et les maintient paradoxalement dans le métier. C’est ce que montre l’enquête exploratoire menée par l’HELMo et l’APES-ULg, réalisée sur la base d’entretiens avec des prostituées travaillant à Bruxelles et en Wallonie.
Article publié dans Alter Échos n°428, 29 août 2016.
Qui se prostitue en Belgique francophone? Et pourquoi? Ces questions simples, si l’on y pense, ne sont que peu abordées. Souvent pris dans des considérations morales, sécuritaires ou sanitaires, tiraillé entre des positions idéologiques opposées – abolitionnisme contre féminisme pro-sexe –, le débat sur la prostitution se base trop souvent sur des données peu objectivables, des chiffres dont on a oublié la source. C’est dans cette perspective que la Direction de l’égalité des chances a lancé un marché public afin de soutenir une recherche sur le fait prostitutionnel. «Nous souhaitions une étude qui intègre une perspective de genre et qui fasse état des rapports de domination dans lesquels sont prises les prostituées», explique Sandrine Debunne, chef de cabinet adjointe aux cellules Droits des femmes et Égalité des chances de la ministre Simonis.
«Les personnes exerçant la prostitution ont été fortement confrontées aux cinq figures de l’oppression avant l’entrée dans l...

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Article publié dans Alter Échos n°428, 29 août 2016.
Qui se prostitue en Belgique francophone? Et pourquoi? Ces questions simples, si l’on y pense, ne sont que peu abordées. Souvent pris dans des considérations morales, sécuritaires ou sanitaires, tiraillé entre des positions idéologiques opposées – abolitionnisme contre féminisme pro-sexe –, le débat sur la prostitution se base trop souvent sur des données peu objectivables, des chiffres dont on a oublié la source. C’est dans cette perspective que la Direction de l’égalité des chances a lancé un marché public afin de soutenir une recherche sur le fait prostitutionnel. «Nous souhaitions une étude qui intègre une perspective de genre et qui fasse état des rapports de domination dans lesquels sont prises les prostituées», explique Sandrine Debunne, chef de cabinet adjointe aux cellules Droits des femmes et Égalité des chances de la ministre Simonis.
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Article publié dans Alter Échos n°428, 29 août 2016.
Qui se prostitue en Belgique francophone? Et pourquoi? Ces questions simples, si l’on y pense, ne sont que peu abordées. Souvent pris dans des considérations morales, sécuritaires ou sanitaires, tiraillé entre des positions idéologiques opposées – abolitionnisme contre féminisme pro-sexe –, le débat sur la prostitution se base trop souvent sur des données peu objectivables, des chiffres dont on a oublié la source. C’est dans cette perspective que la Direction de l’égalité des chances a lancé un marché public afin de soutenir une recherche sur le fait prostitutionnel. «Nous souhaitions une étude qui intègre une perspective de genre et qui fasse état des rapports de domination dans lesquels sont prises les prostituées», explique Sandrine Debunne, chef de cabinet adjointe aux cellules Droits des femmes et Égalité des chances de la ministre Simonis.
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