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L'actualité sociale avec le décodeur

Philippe Woitchik, psychiatre au CHU Brugmann, pratique l’ethnopsychiatrie. L’idée: accompagner et soigner les patients en tenant compte de leurs représentations culturelles. 

La perception du normal et du pathologique peut différer selon les contextes géographiques et culturels. Les troubles ne se racontent pas toujours de la même manière qu’on vive au Bénin ou en Belgique. Philippe Woitchik, psychiatre au CHU Brugmann à Bruxelles et à l’hôpital psychiatrique «Les Marronniers» à Tournai, mène depuis plus de vingt ans des consultations avec des patients issus de l’immigration qui tiennent compte des «représentations culturelles» de ce public.  Selon lui, le discours d’un patient qui évoque être possédé par un esprit s’apparente à celui qui évoque un traumatisme. Le premier reste pourtant moins compris dans les thérapies traditionnelles en Europe. Faute de connaissances suffisantes de la part du corps médical, les patients issus de la migration sont davantage soumis à des traitements médicamenteux lourds et à des hospitalisations, sans nécessairement que cela n’améliore leur état de santé. Philippe Woitchik s’attèle à décoder et redonner sens à ces expressions multiples d’un mal-être.

Alter Échos: Quelle définition donnez-vous de l’ethnopsychiatrie ?

Philippe Woitchik: Le mot pose problème en français. Il a une connotation trop ethnographique. Je préfère le terme anglai...

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Philippe Woitchik, psychiatre au CHU Brugmann, pratique l’ethnopsychiatrie. L’idée: accompagner et soigner les patients en tenant compte de leurs représentations culturelles. 

La perception du normal et du pathologique peut différer selon les contextes géographiques et culturels. Les troubles ne se racontent pas toujours de la même manière qu’on vive au Bénin ou en Belgique. Philippe Woitchik, psychiatre au CHU Brugmann à Bruxelles et à l’hôpital psychiatrique «Les Marronniers» à Tournai, mène depuis plus de vingt ans des consultations avec des patients issus de l’immigration qui tiennent compte des «représentations culturelles» de ce public.  Selon lui, le discours d’un patient qui évoque être possédé par un esprit s’apparente à celui qui évoque un traumatisme. Le premier reste pourtant moins compris dans les thérapies traditionnelles en Europe. Faute de connaissances suffisantes de la part du corps médical, les patients issus de la migration sont davantage soumis à des traitements médicamenteux lourds et à des hospitalisations, sans nécessairement que cela n’améliore leur état de santé. Philippe Woitchik s’attèle à décoder et redonner sens à ces expressions multiples d’un mal-être.

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Manon Legrand

Manon Legrand

Coordinatrice Alter Échos, journaliste (social, logement, environnement)

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