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Luxcovoiturage : favoriser l’insertion socioprofessionnelle en offrant une alternative à la faible mobilité des chômeurs

• Lancé il y a neuf mois, le service Luxcovoiturage s’inscrit progressivement dans le paysage rural de la Province de Luxembourg.
• Un service mis en place pour favoriser l’emploi des personnes non-véhiculées.
• Mais cette mesure qui bénéficie surtout aux femmes montre ses limites.

05-07-2006 Alter Échos n° 112

• Lancé il y a neuf mois, le service Luxcovoiturage s’inscrit progressivement dans le paysage rural de la Province de Luxembourg.
• Un service mis en place pour favoriser l’emploi des personnes non-véhiculées.
• Mais cette mesure qui bénéficie surtout aux femmes montre ses limites.

Dépasser les obstacles de la géographie pour favoriser l’insertion socioprofessionnelle, c’est le pari que la Province du Luxembourg avait lancé le 20 septembre 2005 enmettant en place le service en ligne Luxcovoiturage. Les membres du service consistent en des volontaires qui proposent de partager leur véhicule via un système de petites annonces surinternet généralement en échange d’un partage des frais d’essence.

Le projet était né de l’idée empirique que les chômeurs, et tout particulièrement les femmes, souffraient d’un problème de mobilité dans la Provincedu Luxembourg. Une enquête menée auprès de 750 femmes par le cabinet de Jean-Marie Carrier, à l’origine de Luxcovoiturage et député permanent aux affairessociales et hospitalières de la Province, a confirmé le lien entre absence de voiture et difficulté d’accès à l’emploi. Financée à l’époqueà hauteur de 114 500 euros par le ministère régional wallon de l’Emploi et de la Formation, l’étude relevait ainsi que 60 % des femmes ne disposant pas de voiturerencontraient des obstacles professionnels. Celles qui travaillaient (67 %) invoquaient aussi pour 34 % d’entre elles ces problèmes. En cause ? L’inadaptation des transports publics, leplus souvent, peu nombreux dans la Province et aux horaires inadéquats. L’étude montrait également que 43 % des « inactives » ne disposaient pas du permis deconduire.

Près de 350 personnes bénéficient à ce jour de ce service de covoiturage mais les organisateurs de l’initiative ne peuvent encore établir avec certitude si lepremier public visé – à savoir les femmes demandeuses d’emploi – y recourrent en nombre. « On observe déjà qu’une grande partie des annoncesconcernent des trajets domicile-lieu de travail », explique Alexandre Borsus, responsable du projet. Reste à estime, étude à l’appui, l’impact réel ducovoiturage sur l’accès à l’emploi. Contactées, les communes d’Habay, Léglise et Neufchâteau et la vingtaine de CPAS partenaires du projet nous ontdéclaré trouver l’idée ingénieuse, mais être encore incapables d’en mesurer la portée à leur niveau.

Plus d’infos :
Luxcovoiturage
Accès des femmes à l’emploi et à la formation en province de Luxembourg…Diagnostic et Propositions

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