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Regard critique · Justice sociale

Economie

Des communes sur le fil du rasoir

Coups durs pour les finances communales. La crise du Covid-19, les indexations salariales, les inondations, l’augmentation des prix de l’énergie sont autant d’éléments qui mettent à mal les pouvoirs locaux. D’autant qu’en Wallonie et à Bruxelles, un bon nombre de communes sont dans le rouge. Le fédéral et les Régions leur ont aussi délégué ces dernières années de plus en plus de compétences, et les subsides alloués ne suivent pas toujours. Et, pour ne rien arranger, contrairement aux niveaux de pouvoir supérieurs, les communes ne peuvent pas présenter de budget en déficit.

© flickrcc Philip Brewer

C’est devant les portes coulissantes du bâtiment ultramoderne de l’administration d’Etterbeek que commence notre enquête sur les finances communales. Le bourgmestre Vincent De Wolf (MR) nous accueille, sa fiche récapitulative de l’évolution économique sous les yeux. Depuis maintenant 30 ans, il préside le conseil communal. Lorsqu’il est arrivé, la commune était en faillite et sous tutelle, mais, grâce à des efforts considérables pour réduire les coûts et rembourser les dettes, elle s’est maintenue à flot. Mais en 2021, de l’aveu même du bourgmestre, «la commune a pris un coup sur la tête».

Les mesures exceptionnelles prises face au Covid-19 par les pouvoirs locaux, services de première ligne aux citoyens, n’ont pas laissé leurs finances indemnes. «On a lancé une politique de relance économique, on a donné des primes aux commerçants, on a distribué à toute la population des chèques Broebel, des chèques locaux à dépenser dans un commerce de la commune ou auprès d’un de nos partenaires culturels ou sportifs. Au total, c’est près d’un million d’euros qui ont été investis», raconte le bourgmestre. La commune a calculé l’impact de la crise sanitaire sur les finances locales: «Si l’on tient compte de la pandémie, on a un déficit de 2,2 millions d’euros et, sans ces dépenses extraordinaires, nous aurions eu un déficit de 600.000 euros», explique Philippe Demol, receveur communal. Au...

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C’est devant les portes coulissantes du bâtiment ultramoderne de l’administration d’Etterbeek que commence notre enquête sur les finances communales. Le bourgmestre Vincent De Wolf (MR) nous accueille, sa fiche récapitulative de l’évolution économique sous les yeux. Depuis maintenant 30 ans, il préside le conseil communal. Lorsqu’il est arrivé, la commune était en faillite et sous tutelle, mais, grâce à des efforts considérables pour réduire les coûts et rembourser les dettes, elle s’est maintenue à flot. Mais en 2021, de l’aveu même du bourgmestre, «la commune a pris un coup sur la tête».

Les mesures exceptionnelles prises face au Covid-19 par les pouvoirs locaux, services de première ligne aux citoyens, n’ont pas laissé leurs finances indemnes. «On a lancé une politique de relance économique, on a donné des primes aux commerçants, on a distribué à toute la population des chèques Broebel, des chèques locaux à dépenser dans un commerce de la commune ou auprès d’un de nos partenaires culturels ou sportifs. Au total, c’est près d’un million d’euros qui ont été investis», raconte le bourgmestre. La commune a calculé l’impact de la crise sanitaire sur les finances locales: «Si l’on tient compte de la pandémie, on a un déficit de 2,2 millions d’euros et, sans ces dépenses extraordinaires, nous aurions eu un déficit de 600.000 euros», explique Philippe Demol, receveur communal. Au...

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Adeline Thollot

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