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Genre

Le genre, le sexe et l’unif

Aux quatre coins du monde, le genre est étudié à l’université. Avec beaucoup de retard, la Belgique francophone ouvre son premier «master en études de genre». Les auditoires sont pleins.

«Dans un couple hétéro, 80% des tâches ménagères sont réalisées par les femmes. Pourquoi? Parce que nous avons des ovaires qui feraient qu’on aime faire la vaisselle?» Valérie Piette, professeure d’histoire

Aux quatre coins du monde, le genre est étudié à l’université. Avec beaucoup de retard, la Belgique francophone ouvre son premier «master en études de genre». Les auditoires sont pleins.

Jamais les six universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles (UCL, ULB, ULiège, UNamur, UMons et Saint-Louis) ne s’étaient entendues pour proposer un master commun. Et comble de l’ironie, cette collaboration académique porte sur une matière dont elles n’ont jusqu’ici jamais voulu: le genre.

Trois ans après l’ouverture d’un programme similaire à Anvers, la formation francophone en études de genre a débuté en septembre dernier. Ce master de spécialisation (60 crédits) entend offrir aux étudiants une «vision résolument interdisciplinaire des questions de genre et de sexualité». Il s’agit notamment de faire la distinction entre une réalité biologique (le sexe) et une construction sociale et culturelle (le genre) qui, au même titre que tout phénomène humain, mérite d’être soumise à l’analyse, à la critique et à la pensée. Valérie Piette, professeure d’histoire qui a travaillé à la mise sur pied de ce master, nous sort son exemple favori: «Dans un couple hétéro, 80% des tâches ménagères sont réalisées par les femmes. Pourquoi? Parce que nous avons des ovaires qui feraient qu’on aime faire la vaisselle?»
«C’est l’aboutissement d’un long combat, qui n’est pas terminé.», Une étudiante
Le tronc...

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Aux quatre coins du monde, le genre est étudié à l’université. Avec beaucoup de retard, la Belgique francophone ouvre son premier «master en études de genre». Les auditoires sont pleins.

Jamais les six universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles (UCL, ULB, ULiège, UNamur, UMons et Saint-Louis) ne s’étaient entendues pour proposer un master commun. Et comble de l’ironie, cette collaboration académique porte sur une matière dont elles n’ont jusqu’ici jamais voulu: le genre.

Trois ans après l’ouverture d’un programme similaire à Anvers, la formation francophone en études de genre a débuté en septembre dernier. Ce master de spécialisation (60 crédits) entend offrir aux étudiants une «vision résolument interdisciplinaire des questions de genre et de sexualité». Il s’agit notamment de faire la distinction entre une réalité biologique (le sexe) et une construction sociale et culturelle (le genre) qui, au même titre que tout phénomène humain, mérite d’être soumise à l’analyse, à la critique et à la pensée. Valérie Piette, professeure d’histoire qui a travaillé à la mise sur pied de ce master, nous sort son exemple favori: «Dans un couple hétéro, 80% des tâches ménagères sont réalisées par les femmes. Pourquoi? Parce que nous avons des ovaires qui feraient qu’on aime faire la vaisselle?»
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Céline Gautier

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