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Transidentités : pour un parcours d’un autre genre

Modifier ses organes génitaux ou changer le genre de son prénom? Pas si vite! Un petit détour par le cabinet d’un psychiatre s’impose. Cette étape obligatoire laisse entendre que la transidentité relèverait de la maladie mentale. Depuis des années, la communauté transgenre plaide pourtant pour une dépsychiatrisation de ses cheminements, multiples et singuliers.

CC Flickr,elsenorubeyelsenorbotijo

Modifier ses organes génitaux ou changer le genre de son prénom? Pas si vite! Un petit détour par le cabinet d’un psychiatre s’impose. Cette étape obligatoire laisse entendre que la transidentité relèverait de la maladie mentale. Depuis des années, la communauté transgenre plaide pourtant pour une dépsychiatrisation de ses cheminements, multiples et singuliers.

Publié dans Alter Echos, n°430, dans le dossier "Des normes à prendre la tête". 

Maël, jeune prof, est actif depuis une grosse année dans l’association Genres Pluriels, qui s’attelle à soutenir et à défendre les droits des personnes trans et intersexes. Volubile et véhément, il communique avec entrain son engagement pour la cause de cette communauté dont il fait partie. Il relate la standardisation du parcours médical que doivent suivre – subir, pour certains – les personnes trans qui souhaitent évoluer dans leur identité de genre.

«C’est la médecine qui décide de ton parcours médical, des dispositifs nécessaires pour engendrer les caractéristiques du sexe opposé. Il y a une espèce de parcours de soins très standardisé qui passe par la psychiatrisation, l’endocrinologie (mais tous les trans ne veulent pas forcément prendre des hormones), puis de nouveau par un feu vert du psychiatre, puis par la chirurgie (encore une fois, tous ne souhaitent pas forcément passer par là). Le choix du moment est décidé par les équ...

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Modifier ses organes génitaux ou changer le genre de son prénom? Pas si vite! Un petit détour par le cabinet d’un psychiatre s’impose. Cette étape obligatoire laisse entendre que la transidentité relèverait de la maladie mentale. Depuis des années, la communauté transgenre plaide pourtant pour une dépsychiatrisation de ses cheminements, multiples et singuliers.

Publié dans Alter Echos, n°430, dans le dossier "Des normes à prendre la tête". 

Maël, jeune prof, est actif depuis une grosse année dans l’association Genres Pluriels, qui s’attelle à soutenir et à défendre les droits des personnes trans et intersexes. Volubile et véhément, il communique avec entrain son engagement pour la cause de cette communauté dont il fait partie. Il relate la standardisation du parcours médical que doivent suivre – subir, pour certains – les personnes trans qui souhaitent évoluer dans leur identité de genre.

«C’est la médecine qui décide de ton parcours médical, des dispositifs nécessaires pour engendrer les caractéristiques du sexe opposé. Il y a une espèce de parcours de soins très standardisé qui passe par la psychiatrisation, l’endocrinologie (mais tous les trans ne veulent pas forcément prendre des hormones), puis de nouveau par un feu vert du psychiatre, puis par la chirurgie (encore une fois, tous ne souhaitent pas forcément passer par là). Le choix du moment est décidé par les équ...

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Marinette Mormont

Marinette Mormont

Coordinatrice web, contact freelances, journaliste (social, santé, logement).

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