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“La Cessoc prépare le Maribel social dans les secteurs socio-culturels”

09-03-1998 Alter Échos n° 25

Le mercredi 4 mars, la Confédération des Employeurs des Secteurs Sportifs et Socioculturels1 invitait ses membres à une journée d’information sur le Maribel social2,auquel ils auront désormais accès.
Nous avons interrogé Pierre Malaise, permanent de la Cessoc, sur la manière dont s’envisage aujourd’hui cette nouvelle perspective.
«Nous demandons l’accès de nos secteurs au Maribel social depuis son lancement, voilà près d’un an. C’est grâce à l’action syndicale des travailleurs que nousallons aujourd’hui y avoir accès, dès le premier juillet. Les arrêtés d’application nécessaires sont en effet annoncés par le cabinet de Miet Smet avant lafin mars, et les Commissions paritaires auront jusqu’à la fin mai pour rentrer leurs projets».
«Evidemment, il va être nécessaire de se tourner vers les pouvoirs de tutelle régionaux et communautaires, pour envisager avec eux les effets multiplicateurs de cettemesure, comme le fait par exemple de Galan au niveau fédéral pour les secteurs qui relèvent de l’INAMI. Pour le moment, nous envisageons une démarche communepatrons-syndicats pour négocier cela dans le cadre des décrets organiques des différentes matières. Par exemple, il est nécessaire, puisque nous comptons beaucoupde petites structures, de financer la logistique supplémentaire que nécessiteront les emplois créés. Autre exemple : les 9000 contrats PRIME wallons ne sont pasdéclarés à l’ONSS par les employeurs qui en bénéficient, mais directement par le Forem ; il va donc falloir trouver une manière de tenir compte de ces emploisdans la base qui sert à calculer les réductions de cotisation auxquelles chaque employeur aura droit. Il faut savoir que dans le socioculturel, les PRIME représententpratiquement 35 % de l’emploi total…»
«Du point de vue de la négociation paritaire, maintenant, le Maribel social n’est qu’un des points qui sont à l’ordre du jour. Et cela va encore changer, sans doute, puisque lessyndicats continuent à demander plus qu’un refinancement. Pour embaucher un mi-temps, un employeur doit occuper au moins 13 équivalents temps plein, ce qui n’est pas le cas de beaucoupd’entre eux. Pour maximiser la création d’emplois supplémentaires, les syndicats proposent une solution de mutualisation : les réductions de cotisations seront mises dans un potcommun par l’ensemble des employeurs, et les emplois supplémentaires seront redistribués en fonction de critères à déterminer. Il va falloir envisager celapratiquement. L’ONSS n’a pas encore de liste fiable des employeurs. Personne n’est d’accord sur le volume de l’emploi que nous représentons : les estimations vont du simple au quadruple… Ilfaut aussi voir si nous travaillons sur base d’une seule Convention collective de travail, ou bien de 13, une pour chacun des sous-secteurs qui connaissent des situations assezvariées».
1 Cessoc, rue du Trône 127 à 1050 Bruxelles, tél. & fax : 02/512 03 58, e-mail : pierre.malaise@skynet.be
2 Programme qui consiste à accorder aux employeurs des réductions de cotisations patronales à utiliser pour financer de nouveaux emplois, et exécuté sur base deconventions collectives de travail au sein de chaque Commission paritaire.

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