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L’IFALPME s’intéressera en particulier aux jeunes sous-qualifiés

Le 22 mai dernier, le gouvernement wallon adoptait en dernière lecture l’avant-projet de décret réformant l’Institut de la formation des petites et moyennesentreprises (IFPME) présenté par la ministre de l’Emploi et de la Formation, Marie Arena1.

28-07-2005 Alter Échos n° 144

Le 22 mai dernier, le gouvernement wallon adoptait en dernière lecture l’avant-projet de décret réformant l’Institut de la formation des petites et moyennesentreprises (IFPME) présenté par la ministre de l’Emploi et de la Formation, Marie Arena1.

Une OIP pour la formation en alternance wallonne

Le projet prévoit de dissocier les missions de l’IFPME. L’IFPME, pour ce qui relève conjointement de la Cocof et de la Région wallonne, reste chargé devérifier les programmes et les modalités d’évaluation afin de garantir la mobilité des stagiaires entre les différents centres de formation. Son conseild’administration reste composé de représentants des instances bruxelloises et wallonnes. Parallèlement, deux autres organismes sont consacrés : un pour la Cocof etl’autre pour la Région wallonne. Ils assument chacun toutes les autres missions jusqu’ici dévolues à l’IFPME. Au niveau wallon, c’est un nouvel organismed’intérêt public qui sera créé. Cet organisme d’intérêt public (OIP) prendra le nom d’Institut wallon de formation en alternance et desindépendants et petites et moyennes entreprises (IFALPME). Il aura deux missions :

> assumer les anciennes missions de l’IFPME, à savoir la mise en œuvre de la formation en alternance, l’articulation avec les centres de formation, la mise enœuvre de la formation continue des indépendants, l’accompagnement et le suivi de la formation pratique en entreprise, la représentation du gouvernement wallon dansdifférentes instances d’avis ou de consultation.

> proposer un appui pour la formation en alternance en Région wallonne. Trois missions lui sont assignées dans ce cadre. Elles ont pour objet « l’anticipation desbesoins des acteurs et des bénéficiaires », la « mobilisation et la coordination des acteurs » et, enfin, « le suivi systémique des actions ».L’objectif est de faire de cet OIP la référence en matière d’alternance en Région wallonne.

Pourtant, le projet de décret ne prévoit aucune action concrète pour le moment. En effet, elles seront à définir dans le cadre du contrat de gestion qui devraêtre négocié entre l’OIP et l’ensemble du gouvernement.

La nouvelle action de l’IFALPME en matière d’alternance devrait se traduire par la mise en place d’un Comité de pilotage des actions de formation en alternance. Ilsera composé des différents opérateurs et acteurs concernés. On évoque le Forem en tant qu’opérateur de formation, mais aussi en tant querégulateur-ensemblier, lien entre l’offre de formation en alternance et les besoins en matière d’emploi et d’insertion socioprofessionnelle. Mais aussi l’Agencewallonne d’insertion des personnes handicapées (Awiph), le Conseil consultatif de l’alternance et l’asbl Sysfal. Cette dernière afin de faire le lien avecl’alternance organisée par la Communauté française. On évoque des actions de promotion communes et la possibilité d’accroître les synergies entreles deux formes d’alternance (menant aux métiers salariés et aux métiers d’indépendant/PME).

Une réforme qui s’intéresse en particulier aux jeunes sous qualifiés

Cette réforme s’inscrit dans le cadre du Contrat d’avenir pour la Wallonie actualisé qui prévoit notamment d’augmenter de 50 % la participation de lapopulation active à des processus de formation. Cet accent mis sur la formation en cours de carrière s’accompagne d’un effort particulier en direction de certains publicsfragilisés dont, notamment, les jeunes sous-qualifiés. La création de ce nouvel institut doit donc permettre de proposer à des jeunes des programmes de formation selon laformule de l’alternance. Dans un communiqué de presse, la ministre Arena évoque certains métiers générateurs d’emploi actuellement : fleuriste,bijoutier/joaillier, concepteur de produits multimédia, régisseur/technicien de spectacle…
Le décret devrait être voté au Parlement wallon en septembre prochain.

1. Cabinet, rue du Moulin de Meuse 4 à 5000 Namur – tél. : 081 23 47 11.

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