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L'entreprise d'insertion Arkheia championne du plan Péricles

Mise sur pied en mars 2007, la société coopérative à finalité sociale Arkheia1 a pour objectif la mise à l’emploi de personnesfragilisées et à mobilité réduite. Elle propose un accompagnement social et une formation technique continue dans le cadre du projet Péricles2, mis enplace par le ministre wallon de l’Économie, Jean-Claude Marcourt. L’outil est original puisqu’Arkheia propose l’archivage, la numérisation et l’indexation de documentsadministratifs.

15-02-2008 Alter Échos n° 245

Mise sur pied en mars 2007, la société coopérative à finalité sociale Arkheia1 a pour objectif la mise à l’emploi de personnesfragilisées et à mobilité réduite. Elle propose un accompagnement social et une formation technique continue dans le cadre du projet Péricles2, mis enplace par le ministre wallon de l’Économie, Jean-Claude Marcourt. L’outil est original puisqu’Arkheia propose l’archivage, la numérisation et l’indexation de documentsadministratifs.

Arkheia, entreprise d’insertion située à Marcinelle, propose ses services auprès de bureaux d’avocats, d’études notariales et de cabinets médicaux. « Nousnous déplaçons ou nous recevons nos clients dans nos bureaux, explique Thierry Quériat, cofondateur de la scrlfs. Les documents numérisés sont ensuiteinjectés sur un serveur de données, à Malines, géré par la société Arco, notre partenaire qui a conçu le logiciel de numérisation,Docroom, et deviennent accessibles au travers d’un moteur de recherche. »

Une croissance rapide

Depuis mars 2007, Arkheia a créé quinze emplois à temps plein. Parmi ceux-ci, on trouve cinq demandeurs d’emploi difficilement plaçables (DEPP, chômeurs de longuedurée), subsidiés par la Région wallonne, mais également cinq personnes prises en charge par l’Agence wallonne pour l’intégration des personnes handicapées(Awiph) en contrat d’apprentissage (CAP) et cinq engagées sous contrat article 60. À terme, les CAP seront repris sous le statut DEPP. Dans les trois prochains mois, Arkheia envisaged’engager encore cinq personnes sous CDI.

Péricles II

Pour rappel, en février 2006, le projet Péricles avait été lancé sous l’impulsion du ministre Marcourt. Ce projet wallon visait à renforcerl’offre de services aux entreprises, en particulier les PME, via la création d’entreprises d’insertion en partenariat avec des acteurs économiques locaux. LeGouvernement wallon a décidé de relancer le projet en finançant, pendant deux ans, cinq projets issus de la première phase (il y avait six projets au départ).

Des modifications sont aujourd’hui apportées au programme dans le cadre de cette deuxième mouture : la possibilité de créer également des entreprises de travailadapté et des sociétés à finalité sociale, ainsi qu’une demande de recentrage sur le multiservice aux entreprises et sur des groupementsd’intérêt économique. Les cinq acteurs concernés réagissent positivement à la relance de Péricles. Ils souhaitent y mutualiser leurs moyens etpréconisent qu’une évaluation des nouvelles priorités soit réalisée à la lumière de l’expérience acquise dans le cadre dePéricles I.

Source : ES-Infos n°46, février 2008.

« Nous recevons un subside de 20 000 euros la première année, ensuite de manière dégressive, pendant trois ans. Et ensuite 5 000 euros par trimestre pour undemandeur d’emploi difficilement plaçable qui répond aux critères Sine (ndlr : une mesure qui vise à la réinsertion de chômeurs très difficilesà placer dans l’économie sociale d’insertion). Chaque fois que nous parvenons à engager cinq personnes à temps plein, avec obligation de CDI, Périclesintervient pour l’engagement d’une assistante sociale. La totalité de son salaire est prise en charge. »

La capacité de numérisation au quotidien atteint 130 000 pages. Des contrats sont en cours pour numériser les procès-verbaux dans plusieurs zones de police, ainsi queles archives du CPAS de Charleroi. « Nous voulons donner aux entreprises les moyens de la rapidité et de la fluidité d’échange de l’information, ainsi que la transparencedes tâches. Les personnes qui viennent chez nous n’ont pas de formation. Nous œuvrons pour que notre public-cible soit remis en valeur et puisse trouver une place dans lasociété et intégrer le marché du travail. Cette expérience positive doit leur permettre d’atteindre au final, une certaine autonomie dans la limite de leurscapacités. »3

1. Arkheia :
– adresse : rue Jean Bellière, 123 à 6001 Marcinelle
– tél. : 071 56 15 36
– courriel : info@arkheia.org
– site : www.arkheia.org
2. Partenariat économique pour le redéploiement industriel et les clusters par l’économie sociale (pour plus d’infos, lire l’encadré).

3. Arkheia gère les dossiers individuels, l’accompagnatrice sociale et l’équipe d’encadrement effectuent des rencontres avec le travailleur, prévoient des réunions decoordination et des évaluations.

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