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Regard critique · Justice sociale

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« L’Association des écoles de devoirs en Province de Liège (AEDL) en difficulté »

01-02-1999 Alter Échos n° 45

Née du rassemblement des écoles de devoirs liégeoises, l’AEDL 1 poursuit depuis 1980, deux objectifs : la coordination des 40 écoles de devoirs de la province deLiège, qui tentent de donner aux jeunes des milieux défavorisés les moyens de mieux réussir leur scolarité et l’engagement de toute action propre au progrèsde ces écoles.
Dès sa création – pour promouvoir la coordination – l’association met en place un secrétariat permanent qui propose aux écoles de devoirs, des informations diverses, etaux visiteurs, un accueil personnalisé. Depuis 1994, ce secrétariat est géré par un permanent sous statut ACS et par un mi-temps Prime, tous deux engagésgrâce au soutien financier de la Communauté française. En effet, à cette époque, l’action de l’AEDL – mise en lumière par le projet novateur du«marrainage» 2 – est reconnue et l’asbl obtient une subvention FIPI 3, qui, jusqu’à présent, a été renouvelée chaque année.
Depuis, l’AEDL multiplie les contacts, les projets… et les dépenses. Une mauvaise gestion comptable entraîne un déficit chaque année plus important. En 1998, la situationfinancière est catastrophique. Le projet d’engagement d’un universitaire – qui doit remplacer le mi-temps Prime et élargir, par ses compétences, le champ d’action del’association – est abandonné. En novembre 1998, l’AEDL est contrainte à réduire l’emploi de son permanent à un simple mi-temps. Commence alors une période detransition, qui doit aboutir à l’apurement de la dette. Au quotidien, la situation est difficile : le rythme des activités de l’association se trouve considérablementréduit.
L’Association des écoles de devoirs en province de Liège est néanmoins soutenue dans ses efforts. Elle peut encore compter sur les aides ponctuelles de l’Echevinat de la Jeunesseet des Sports et des Relations interculturelles de la Ville de Liège, ainsi que sur une subvention extraordinaire que vient de lui octroyer, à titre exceptionnel, laministre-présidente de la Communauté française. Surtout, elle peut désormais bénéficier des services d’une personne mise au travail sous contrat article 60,accordée il y a peu par le CPAS de Liège pour diverses tâches : secrétariat, accueil, animation…. Une lueur d’espoir pour l’ asbl, qui devra néanmoins encore faireface, à la fin 1999, à l’échéance de sa subvention FIPI (Fonds d’impulsion à la politique de l’immigration) et donc à l’incertitude d’une reconduction.
1 AEDL, C. Loyen, rue Stéphany 7 à 4000 Liège, tél: 04/223 69 07
2 Le marrainage permet à un enfant en difficulté scolaire d’être pris en charge par un adulte en dehors de l’école. Ce programme, créé à Bruxelles en1991, a aussi pour but de favoriser les relations intergénérationnelles.
3 FIPI: Fonds d’impulsion à la politique d’intégration . Soutient, entre autres, les projets visant à la réinsertion professionnelle et l’intégration.

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