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Santé

Chemsex : plaisir sous influence

Le chemsex, usage de drogues en contexte sexuel, fait de nombreux adeptes chez les hommes gay. Un phénomène qui touche un public de plus en plus large et dont les enjeux de santé ont poussé les acteurs LGBTQI+ et ceux du secteur «assuétudes» à se regrouper pour informer, réduire les risques et accompagner les personnes en demande d’aide.

www.chemsex.be, un site d'information et de réduction des risques où on parle de drogues et de sexe entre hommes.

Pour Pablo, le premier confinement a fait office de déclic: il a saisi la balle au bond pour venir à bout de son addiction, le chemsex (chemical + sex). La cinquantaine bien tapée, Pablo a pris des drogues lors de relations sexuelles pendant près de quinze ans. Si sa consommation s’est révélée inégale dans le temps et limitée aux week-ends, elle a fini par rythmer sa vie, laissant se volatiliser toute autre envie. Il y a quelques années, son train-train «boulot-conso-dodo» l’a poursuivi lors de son emménagement à Bruxelles, faisant voler en éclats toutes les promesses qu’il s’était faites: «Je consommais puis j’essayais de récupérer un maximum pour le retour au boulot. Après sept ou huit ans, j’ai commencé à voir cela comme un problème», résume-t-il.

Pablo a bien tenté de se faire aider. Ses premières tentatives chez des psychologues se soldent par un échec: «Allez-y, il y a huit ans, pour trouver à Bruxelles un psy qui avait entendu parler de chemsex, quelqu’un que cela ne mettait pas mal à l’aise.» Il se tourne vers le secteur «assuétudes» où il essuie autant de refus que de demandes d’accompagnement adressées. Son problème n’est «pas assez grave» – Pablo n’est pas un usager quotidien –, n’«entre pas dans les cases» – il ne colle pas au profil du toxicomane –, voire ne serait peut-être finalement pas un problème – pourquoi faire toute une affaire de ce lien entre produits ...

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Pour Pablo, le premier confinement a fait office de déclic: il a saisi la balle au bond pour venir à bout de son addiction, le chemsex (chemical + sex). La cinquantaine bien tapée, Pablo a pris des drogues lors de relations sexuelles pendant près de quinze ans. Si sa consommation s’est révélée inégale dans le temps et limitée aux week-ends, elle a fini par rythmer sa vie, laissant se volatiliser toute autre envie. Il y a quelques années, son train-train «boulot-conso-dodo» l’a poursuivi lors de son emménagement à Bruxelles, faisant voler en éclats toutes les promesses qu’il s’était faites: «Je consommais puis j’essayais de récupérer un maximum pour le retour au boulot. Après sept ou huit ans, j’ai commencé à voir cela comme un problème», résume-t-il.

Pablo a bien tenté de se faire aider. Ses premières tentatives chez des psychologues se soldent par un échec: «Allez-y, il y a huit ans, pour trouver à Bruxelles un psy qui avait entendu parler de chemsex, quelqu’un que cela ne mettait pas mal à l’aise.» Il se tourne vers le secteur «assuétudes» où il essuie autant de refus que de demandes d’accompagnement adressées. Son problème n’est «pas assez grave» – Pablo n’est pas un usager quotidien –, n’«entre pas dans les cases» – il ne colle pas au profil du toxicomane –, voire ne serait peut-être finalement pas un problème – pourquoi faire toute une affaire de ce lien entre produits ...

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Pour Pablo, le premier confinement a fait office de déclic: il a saisi la balle au bond pour venir à bout de son addiction, le chemsex (chemical + sex). La cinquantaine bien tapée, Pablo a pris des drogues lors de relations sexuelles pendant près de quinze ans. Si sa consommation s’est révélée inégale dans le temps et limitée aux week-ends, elle a fini par rythmer sa vie, laissant se volatiliser toute autre envie. Il y a quelques années, son train-train «boulot-conso-dodo» l’a poursuivi lors de son emménagement à Bruxelles, faisant voler en éclats toutes les promesses qu’il s’était faites: «Je consommais puis j’essayais de récupérer un maximum pour le retour au boulot. Après sept ou huit ans, j’ai commencé à voir cela comme un problème», résume-t-il.

Pablo a bien tenté de se faire aider. Ses premières tentatives chez des psychologues se soldent par un échec: «Allez-y, il y a huit ans, pour trouver à Bruxelles un psy qui avait entendu parler de chemsex, quelqu’un que cela ne mettait pas mal à l’aise.» Il se tourne vers le secteur «assuétudes» où il essuie autant de refus que de demandes d’accompagnement adressées. Son problème n’est «pas assez grave» – Pablo n’est pas un usager quotidien –, n’«entre pas dans les cases» – il ne colle pas au profil du toxicomane –, voire ne serait peut-être finalement pas un problème – pourquoi faire toute une affaire de ce lien entre produits ...

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Marinette Mormont

Marinette Mormont

Coordinatrice web, contact freelances, journaliste (social, santé, logement).

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