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Culture

Artistes : des oubliés qui en cachent d’autres

Laissés pour compte des débuts de la crise façon Covid-19, les artistes sont en train de faire valoir peu à peu leurs droits. Au point que l’on parle de réformer le fameux statut qui les concerne. Mais si, derrière eux, se trouvaient d’autres oubliés, bien moins médiatisés alors qu’ils connaissent pourtant les mêmes réalités ?

©Flickr cc/ Thomas Hawk

«Et nous alors, on a droit à quoi?» Dans les jours qui ont suivi le début de l’épidémie de Covid-19, alors qu’une bonne partie de la société belge se mettait à l’arrêt, c’est à cette question que se sont trouvés confrontés les travailleurs des différentes antennes bruxelloises de la CSC. En face d’eux, des artistes, mais aussi des free-lances. Leur point commun: travailler le plus souvent «au projet» via des contrats courts, précaires. «Nous avons reçu beaucoup de questions et de témoignages de la part d’artistes ou de free-lances qui se demandaient s’ils allaient pouvoir bénéficier du chômage temporaire qui se mettait en place», témoigne Tom Meremans, de «l’équipe mouvement» – en charge de la mise en place d’actions – de la CSC Bruxelles.

En plein chaos de mi-mars, le gouvernement fédéral a en effet paré au plus pressé, quitte à se limiter aux bons vieux fondamentaux: on prévoit un chômage temporaire adapté pour les employés, un droit passerelle pour les indépendants. Mais pour les «oubliés des débats», comme les appelle Tom Meremans, tous ceux qui avaient glané des contrats courts censés commencer après le début de la crise du Covid-19 et qui ont été annulés à cause d’elle, rien n’est vraiment prévu. «Beaucoup de gens, avec qui nous ne travaillions pas d’ordinaire, cherchaient des informations et finissaient par s’adresser à nous», illustre François-Xavier Kernkamp, accoun...

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Julien Winkel

Julien Winkel

Journaliste (emploi et formation)

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