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24 heures avec… Jeanne et les siens

Coordinatrice du Service Seniors à la commune de Forest et rédactrice en chef du magazine Amour & Sagesse, Jeanne Boute connaît sur le bout des doigts les chagrins et les bonheurs des uns et des autres. Toujours à l’écoute, toujours présente pour les aînés, elle n’a cessé en moins d’un an et demi de multiplier, avec son équipe de choc, des actions pour les sortir de leur solitude et pour «casser l’image du vieux». 

Vincen Beeckman

8 h 15. Jeanne retrouve sa collègue Julie à Divercity, un espace de jour dédié aux personnes âgées situé dans le bas de Forest. Depuis le confinement, l’endroit sert aussi de bureau aux quatre employées du service. La journée commence toujours par un débrief sur les rencontres de la veille en focalisant sur les «seniors en situation de grande détresse», précise Jeanne Boute. Pour certains d’entre eux, il y a effectivement urgence. Elle évoque l’odeur dans l’appartement de Patrick, un octogénaire souffrant d’incontinence. «Les toilettes sont bouchées. C’est infernal! Il faut absolument qu’on y aille», s’empresse Jeanne. Surpris, nous demandons si ce sont elles qui vont effectuer la tâche et non pas des professionnels de l’entretien. La réponse affirmative de Jeanne claque: «Ah bah oui! On a l’habitude et on a tous le matos.» La raison? «On ne veut pas multiplier les acteurs autour des seniors quand on sait que la maltraitance arrive à une vitesse folle. Une personne qui se trouve dans une solitude extrême ne peut pas d’un coup recevoir cinq parfaits inconnus! Le travail de confiance est primordial…», insiste Jeanne. 

« On ne veut pas multiplier les acteurs autour des seniors quand on sait que la maltraitance arrive à une vitesse folle. Une personne qui se trouve dans une solitude extrême ne peut pas d’un coup recevoir cinq parfaits inconnus ! Le travail de confiance est primo...

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8 h 15. Jeanne retrouve sa collègue Julie à Divercity, un espace de jour dédié aux personnes âgées situé dans le bas de Forest. Depuis le confinement, l’endroit sert aussi de bureau aux quatre employées du service. La journée commence toujours par un débrief sur les rencontres de la veille en focalisant sur les «seniors en situation de grande détresse», précise Jeanne Boute. Pour certains d’entre eux, il y a effectivement urgence. Elle évoque l’odeur dans l’appartement de Patrick, un octogénaire souffrant d’incontinence. «Les toilettes sont bouchées. C’est infernal! Il faut absolument qu’on y aille», s’empresse Jeanne. Surpris, nous demandons si ce sont elles qui vont effectuer la tâche et non pas des professionnels de l’entretien. La réponse affirmative de Jeanne claque: «Ah bah oui! On a l’habitude et on a tous le matos.» La raison? «On ne veut pas multiplier les acteurs autour des seniors quand on sait que la maltraitance arrive à une vitesse folle. Une personne qui se trouve dans une solitude extrême ne peut pas d’un coup recevoir cinq parfaits inconnus! Le travail de confiance est primordial…», insiste Jeanne. 

« On ne veut pas multiplier les acteurs autour des seniors quand on sait que la maltraitance arrive à une vitesse folle. Une personne qui se trouve dans une solitude extrême ne peut pas d’un coup recevoir cinq parfaits inconnus ! Le travail de confiance est primo...

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8 h 15. Jeanne retrouve sa collègue Julie à Divercity, un espace de jour dédié aux personnes âgées situé dans le bas de Forest. Depuis le confinement, l’endroit sert aussi de bureau aux quatre employées du service. La journée commence toujours par un débrief sur les rencontres de la veille en focalisant sur les «seniors en situation de grande détresse», précise Jeanne Boute. Pour certains d’entre eux, il y a effectivement urgence. Elle évoque l’odeur dans l’appartement de Patrick, un octogénaire souffrant d’incontinence. «Les toilettes sont bouchées. C’est infernal! Il faut absolument qu’on y aille», s’empresse Jeanne. Surpris, nous demandons si ce sont elles qui vont effectuer la tâche et non pas des professionnels de l’entretien. La réponse affirmative de Jeanne claque: «Ah bah oui! On a l’habitude et on a tous le matos.» La raison? «On ne veut pas multiplier les acteurs autour des seniors quand on sait que la maltraitance arrive à une vitesse folle. Une personne qui se trouve dans une solitude extrême ne peut pas d’un coup recevoir cinq parfaits inconnus! Le travail de confiance est primordial…», insiste Jeanne. 

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Mélanie Huchet

Mélanie Huchet

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