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Vieillir ensemble

La première génération d’immigrés turcs et marocains est largement à l’âge de la retraite. Pas sûr que le secteur des maisons de repos soit prêt à les accueillir.

Illustration Lucie Castel

La première génération d’immigrés turcs et marocains est largement à l’âge de la retraite. Pas sûr que le secteur des maisons de repos soit prêt à les accueillir.

Fin 2014, Bert Anciaux (SP.A), administrateur délégué de De Overbron, annonçait que ce centre de repos et de soins de Neder-over-Heembeek avait décidé de réserver quelques places à des musulmans retraités. Mais il n’y en a toujours aucun. «Les discussions avec les riverains et le personnel vont bon train mais nous n’y sommes pas encore, déclare-t-il aujourd’hui. Les premiers mois, nous avons dû faire face à une avalanche de réactions négatives. Notre liste d’attente s’est brusquement raccourcie. Depuis, nous avons organisé beaucoup d’activités avec des associations musulmanes et elles ont été bien accueillies. L’été dernier, il y a par exemple eu un barbecue halal qui a eu beaucoup de succès.»

En principe, les adaptations à réaliser pour pouvoir accueillir des musulmans sont relativement simples. Bert Anciaux pense à un espace de prière et à la possibilité de manger halal. Mais il y a aussi la question linguistique. On parle ici de gens issus des premières vagues d’immigration turque et marocaine à partir des années 60 et, souvent, ils maîtrisent beaucoup moins bien que leurs enfants les langues de leur pays d’adoption.
Personne, immigré ou non, n’aime renoncer à ses habitudes. Les seniors turcs ont leurs habit...

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Fin 2014, Bert Anciaux (SP.A), administrateur délégué de De Overbron, annonçait que ce centre de repos et de soins de Neder-over-Heembeek avait décidé de réserver quelques places à des musulmans retraités. Mais il n’y en a toujours aucun. «Les discussions avec les riverains et le personnel vont bon train mais nous n’y sommes pas encore, déclare-t-il aujourd’hui. Les premiers mois, nous avons dû faire face à une avalanche de réactions négatives. Notre liste d’attente s’est brusquement raccourcie. Depuis, nous avons organisé beaucoup d’activités avec des associations musulmanes et elles ont été bien accueillies. L’été dernier, il y a par exemple eu un barbecue halal qui a eu beaucoup de succès.»

En principe, les adaptations à réaliser pour pouvoir accueillir des musulmans sont relativement simples. Bert Anciaux pense à un espace de prière et à la possibilité de manger halal. Mais il y a aussi la question linguistique. On parle ici de gens issus des premières vagues d’immigration turque et marocaine à partir des années 60 et, souvent, ils maîtrisent beaucoup moins bien que leurs enfants les langues de leur pays d’adoption.
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Fin 2014, Bert Anciaux (SP.A), administrateur délégué de De Overbron, annonçait que ce centre de repos et de soins de Neder-over-Heembeek avait décidé de réserver quelques places à des musulmans retraités. Mais il n’y en a toujours aucun. «Les discussions avec les riverains et le personnel vont bon train mais nous n’y sommes pas encore, déclare-t-il aujourd’hui. Les premiers mois, nous avons dû faire face à une avalanche de réactions négatives. Notre liste d’attente s’est brusquement raccourcie. Depuis, nous avons organisé beaucoup d’activités avec des associations musulmanes et elles ont été bien accueillies. L’été dernier, il y a par exemple eu un barbecue halal qui a eu beaucoup de succès.»

En principe, les adaptations à réaliser pour pouvoir accueillir des musulmans sont relativement simples. Bert Anciaux pense à un espace de prière et à la possibilité de manger halal. Mais il y a aussi la question linguistique. On parle ici de gens issus des premières vagues d’immigration turque et marocaine à partir des années 60 et, souvent, ils maîtrisent beaucoup moins bien que leurs enfants les langues de leur pays d’adoption.
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Pierre Gilissen

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