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Une partie du budget 2004 du CPAS de Bruxelles-Ville discutée avec les habitants

Le budget participatif made in Porto Alegre a fait, c’est le moins qu’on puisse dire, de nombreux émules en Europe et depuis, on voit éclore par-ci par-là quelquesexpériences pilotes proches ou éloignées du modèle original. Aujourd’hui, c’est au tour du CPAS de Bruxelles-Ville1 de s’essayer àl’exercice. Il a en effet décidé de mener deux opérations pilotes dans le quartier Anneessens qui dépend de l’antenne Dam-Bodeghem et dans le quartier du basde Laeken, dans les environs de la place Bockstael, couvert par l’antenne Champ de l’Église. Enjeu : décider de l’attribution d’une partie du budget 2004 duCPAS2.« Nous avons entamé une réflexion sur la manière de faire participer les citoyens à l’élaboration partielle du budget, développeYvan Mayeur, président du CPAS. Il ne s’agit pas de débattre du montant du minimex ou des dépenses du personnel mais nous couvrons une série de matières quipeuvent se gérer en tenant compte de l’avis de la population.3 » Les matières en question sont l’insertion socioprofessionnelle, le logement et la gestiondu patrimoine du CPAS. Objectif : faire participer les citoyens et plus particulièrement le public défavorisé du CPAS. Des réunions se sont déjà tenues avecle milieu associatif et les assistants sociaux des antennes, afin de leur expliquer le budget du CPAS « Ce sont des choix politiques avant d’être des chiffres », insiste YvanMayeur. Des premiers contacts, il ressort que les habitants de Laeken (où l’on compte 500 bénéficiaires du revenu d’intégration sociale) réagissent demanière plus enthousiaste qu’au centre-ville.

28-07-2005 Alter Échos n° 139

Le budget participatif made in Porto Alegre a fait, c’est le moins qu’on puisse dire, de nombreux émules en Europe et depuis, on voit éclore par-ci par-là quelquesexpériences pilotes proches ou éloignées du modèle original. Aujourd’hui, c’est au tour du CPAS de Bruxelles-Ville1 de s’essayer àl’exercice. Il a en effet décidé de mener deux opérations pilotes dans le quartier Anneessens qui dépend de l’antenne Dam-Bodeghem et dans le quartier du basde Laeken, dans les environs de la place Bockstael, couvert par l’antenne Champ de l’Église. Enjeu : décider de l’attribution d’une partie du budget 2004 duCPAS2.« Nous avons entamé une réflexion sur la manière de faire participer les citoyens à l’élaboration partielle du budget, développeYvan Mayeur, président du CPAS. Il ne s’agit pas de débattre du montant du minimex ou des dépenses du personnel mais nous couvrons une série de matières quipeuvent se gérer en tenant compte de l’avis de la population.3 » Les matières en question sont l’insertion socioprofessionnelle, le logement et la gestiondu patrimoine du CPAS. Objectif : faire participer les citoyens et plus particulièrement le public défavorisé du CPAS. Des réunions se sont déjà tenues avecle milieu associatif et les assistants sociaux des antennes, afin de leur expliquer le budget du CPAS « Ce sont des choix politiques avant d’être des chiffres », insiste YvanMayeur. Des premiers contacts, il ressort que les habitants de Laeken (où l’on compte 500 bénéficiaires du revenu d’intégration sociale) réagissent demanière plus enthousiaste qu’au centre-ville.

Une consultation en trois temps

Pratiquement, la consultation va se dérouler en trois temps. En mars, deux premières réunions d’information se sont tenues, une à Laeken, l’autre aucentre-ville. On y a principalement expliqué en quoi consistait le budget du CPAS. En juin, une nouvelle réunion avec le monde associatif et les habitants sera organisée, afind’entendre leurs propositions. Pendant les mois d’août et septembre, le CPAS élaborera son budget en essayant d’intégrer les propositions des habitants. PourYvan Mayeur, pas question de démissionner : « Nous prendrons nos responsabilités et s’il y a lieu, nous arbitrerons. Mais nous ne nous contenterons pas des remarques del’associatif. Il est primordial d’entendre les préoccupations des gens qui habitent le quartier. » Fin de l’année, le CPAS retournera devant les citoyens pourexpliquer ses choix et tirer le bilan de l’opération. Si le succès est au rendez-vous les deux projets pilotes devraient essaimer dans d’autres quartiers. Sinon, «nous reprendrons nos vieilles habitudes », conclut Yvan Mayeur.

1. CPAS de Bruxelles-Ville, rue Haute, 298a à 1000 Bruxelles, tél. : 02 543 60 01.
2. Le montant total du budget de fonctionnement du CPAS s’élève à 137 millions d’euros.
3. In Le Soir du 25 mars 2003.

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