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Un fonds pour organiser la formation continuée des professionnels bruxellois de l’insertion

Les partenaires sociaux bruxellois de l’insertion socioprofessionnelle francophone ont créé l’automne dernier un Fonds pour la formation professionnelle des travailleursdu secteur1. Travailleurs et employeurs sont actuellement – avant le 8 octobre – en train de rentrer leurs dossiers de demandes d’intervention de ce « Fonds ISP bruxellois».

28-07-2005 Alter Échos n° 150

Les partenaires sociaux bruxellois de l’insertion socioprofessionnelle francophone ont créé l’automne dernier un Fonds pour la formation professionnelle des travailleursdu secteur1. Travailleurs et employeurs sont actuellement – avant le 8 octobre – en train de rentrer leurs dossiers de demandes d’intervention de ce « Fonds ISP bruxellois».

Tout remonte en fait aux accords du non-marchand bruxellois de 2000. La Cocof s’était engagée, pour chacun de ses secteurs, à dégager un montant équivalentà 1 % de la masse salariale pour le consacrer à la formation continuée. À l’issue des discussions longues et difficiles sur l’application de ces accords,patrons et syndicats du secteur adoptaient en octobre 2002 une convention collective qui définissait les objectifs et le fonctionnement de ce fonds. Le budget, revenant à 135.000 euros,était dégagé pour 2003. Il provient en fait de la Région et de la Cocof, avec une clé de répartition basée sur l’emploi total, respectivement,des missions locales et des asbl agréées.

Précision importante d’emblée : ce nouveau fonds limite son action aux missions locales et aux asbl agréées. Il ne doit donc pas être confondu avec le Fondsde sécurité d’existence de la CP 329 des secteurs socioculturels, financé non par les budgets publics mais par un prélèvement à la source sur lessalaires de tous les travailleurs bruxellois du secteur.

Cinq priorités

À la suite d’une enquête auprès des travailleurs et des employeurs menée au début de cette année, les instances paritaires du Fonds ont engagéune secrétaire – localisée à la Fébisp – et défini un programme d’action en cinq priorités.

> Des interventions dans des démarches de supervision ou d’accompagnement, à l’instar de ce que pratique pour la deuxième année le Fonds social dessecteurs socioculturels, et en concertation avec lui.

> Des bourses individuelles pour des travailleurs qui entament des études débouchant sur un diplôme supérieur (sciences du travail ULB, Fopes, Fopa, etc.), soit 400euros plus le remboursement du minerval (sans oublier l’accès par principe au congé-éducation).

> Des formations thématiques sur des outils professionnels particuliers : l’accueil des publics primo-arrivants (financement d’une formation à lancer par leCiré et gratuite pour les travailleurs intéressés), les programmes bureautiques, les langues, la gestion de conflits, les techniques d’entretien individuel, etc.(remboursement des frais).

> Des formations plus spécifiques : Brevet européen de premiers secours et conseiller en prévention.

> L’organisation, à l’initiative du Fonds, de formations sur des enjeux professionnels transversaux : une sur le développement urbain (encore à concevoir), etl’autre sur la lutte contre les discriminations à l’embauche (avec le Centre pour l’égalité des chances).

Réduire et compenser

Autre fonds développé de façon paritaire pour l’ISP bruxelloise dans le sillage des accords du non-marchand, le Fonds « Réduire et Compenser ».À partir de 45 ans, les travailleurs du secteur peuvent progresivement réduire leur temps de travail. Par heure de travail « réduite », les pouvoirs subventionnants,Cocof et Région, dégagent 20 euros, affectés au Fonds, et donc dédicacés à 100 % au financement d’embauches compensatoires.
Aujourd’hui, pour l’ISP, après ses premiers mois de fonctionnement, ce fonds a déjà permis de créer plus de 30 nouveaux équivalents temps pleins.

1. Fonds ISP bruxellois, Mme Huong Ngo, c/o Fébisp, rue des Alliés 307 à 1190 Bruxelles, tél. 02 539 18 08 (lundi, mardi et mercredi matin), e-mail :formisp@skynet.be

2. Qui a clôturé il y a peu son appel à projets pour 2004.

Thomas Lemaigre

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