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Un congé pour les aidants proches : premier bilan de la loi de 2020

Ils font partie des invisibles et leur travail de l’ombre est encore peu reconnu. Les aidants proches bénéficient depuis le 1er septembre 2020 d’une reconnaissance légale. Si cette loi est un premier pas pour les soutenir, elle n’est pas suffisante en matière d’octroi de droits sociaux, selon les principales concernées – car il s’agit en grande majorité de femmes (dans 70% des cas, selon des chiffres de 2017, de la Coordination des ONG des droits de l’enfant) – et les associations qui les représentent.

© Flickrcc Alex Pascual Guardia

«Partenaire, naturel, prenant» sont les trois mots qui viennent immédiatement à l’esprit de Caroline Fafchamps, pour définir son rôle d’aidante proche. «Légalement, je suis aidante proche depuis que le statut existe, sinon depuis la naissance de mon fils Pablo; donc ça fait 10 ans. Quand c’est un handicap de naissance, on devient aidant proche petit à petit. Son bébé, c’est normal de s’en occuper, c’est évident et puis, dans mon cas, il n’y a pas d’autres possibilités correctes», déclare cette maman d’un enfant en situation de handicap moteur complexe. En 2014, une loi est publiée au Moniteur belge, définissant un aidant comme une personne apportant une aide et un soutien continu ou régulier à un proche dans une situation de grande dépendance (lire «Aidants proches : ‘Après la loi, on fait quoi?’», Alter Échos web, 27 avril 2015, Nastassja Rankovic.). Elle pose les bases de la reconnaissance officielle du statut d’aidant. Et en 2019, après de nouvelles négociations, un complément de loi est voté, permettant aux aidants reconnus de bénéficier d’un congé thématique d’un mois.

Depuis le 1er septembre 2020, ces deux lois sont entrées en vigueur. La législation prévoit une reconnaissance de l’aidant proche, d’une part, symbolique et, d’autre part, sous certaines conditions, elle accorde un congé thématique d’une durée d’un mois. L’aidant peut obtenir la reconnaissance générale vi...

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«Partenaire, naturel, prenant» sont les trois mots qui viennent immédiatement à l’esprit de Caroline Fafchamps, pour définir son rôle d’aidante proche. «Légalement, je suis aidante proche depuis que le statut existe, sinon depuis la naissance de mon fils Pablo; donc ça fait 10 ans. Quand c’est un handicap de naissance, on devient aidant proche petit à petit. Son bébé, c’est normal de s’en occuper, c’est évident et puis, dans mon cas, il n’y a pas d’autres possibilités correctes», déclare cette maman d’un enfant en situation de handicap moteur complexe. En 2014, une loi est publiée au Moniteur belge, définissant un aidant comme une personne apportant une aide et un soutien continu ou régulier à un proche dans une situation de grande dépendance (lire «Aidants proches : ‘Après la loi, on fait quoi?’», Alter Échos web, 27 avril 2015, Nastassja Rankovic.). Elle pose les bases de la reconnaissance officielle du statut d’aidant. Et en 2019, après de nouvelles négociations, un complément de loi est voté, permettant aux aidants reconnus de bénéficier d’un congé thématique d’un mois.

Depuis le 1er septembre 2020, ces deux lois sont entrées en vigueur. La législation prévoit une reconnaissance de l’aidant proche, d’une part, symbolique et, d’autre part, sous certaines conditions, elle accorde un congé thématique d’une durée d’un mois. L’aidant peut obtenir la reconnaissance générale vi...

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