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Surveillance électronique : l’alternative au bilan mitigé

La surveillance électronique a le vent en poupe. Ce dispositif, décrit comme la grande alternative à la prison, est de plus en plus utilisé. Son bilan est pourtant mitigé. De nombreux observateurs craignent que le fameux bracelet électronique aboutisse à punir davantage de gens plutôt qu’à vider les prisons.

La surveillance électronique a le vent en poupe. Ce dispositif, décrit comme la grande alternative à la prison, est de plus en plus utilisé. Son bilan est pourtant mitigé. De nombreux observateurs craignent que le fameux bracelet électronique aboutisse à punir davantage de gens plutôt qu’à vider les prisons.Article publié dans Alter Echos n°426, le 28 juin 2016.En pleine grève des agents pénitentiaires, le ministre de la Justice, Koen Geens, a mentionné la surveillance électronique des détenus comme l’une des armes de la lutte contre la surpopulation carcérale. «Depuis le début, j’ai tenu une ligne très correcte en matière de surpopulation. Je l’ai réduite, autant que faire se peut. On est à 10% pour l’instant, c’était beaucoup plus grave avant. Le rapatriement des illégaux, la surveillance électronique (…), les internés: j’ai essayé de faire avancer tout cela», déclarait-il à la RTBF.Il est vrai que le taux de surpopulation carcérale, après avoir atteint des sommets, a légèrement baissé ces derniers mois. À la fin de l’année 2015, il était de 10,1% alors qu’il était encore de 16,6% en 2014 et de 24% en 2013, si l’on en croit les chiffres de la direction générale des établissements pénitentiaires.Dans le même temps, la surveillance électronique comme modalité d’exécution des peines n’a cessé d’augmenter. En 2010, 3.477 personnes avaient «reçu» un tel bracelet. Ils étaient 5.478...

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La surveillance électronique a le vent en poupe. Ce dispositif, décrit comme la grande alternative à la prison, est de plus en plus utilisé. Son bilan est pourtant mitigé. De nombreux observateurs craignent que le fameux bracelet électronique aboutisse à punir davantage de gens plutôt qu’à vider les prisons.Article publié dans Alter Echos n°426, le 28 juin 2016.En pleine grève des agents pénitentiaires, le ministre de la Justice, Koen Geens, a mentionné la surveillance électronique des détenus comme l’une des armes de la lutte contre la surpopulation carcérale. «Depuis le début, j’ai tenu une ligne très correcte en matière de surpopulation. Je l’ai réduite, autant que faire se peut. On est à 10% pour l’instant, c’était beaucoup plus grave avant. Le rapatriement des illégaux, la surveillance électronique (…), les internés: j’ai essayé de faire avancer tout cela», déclarait-il à la RTBF.Il est vrai que le taux de surpopulation carcérale, après avoir atteint des sommets, a légèrement baissé ces derniers mois. À la fin de l’année 2015, il était de 10,1% alors qu’il était encore de 16,6% en 2014 et de 24% en 2013, si l’on en croit les chiffres de la direction générale des établissements pénitentiaires.Dans le même temps, la surveillance électronique comme modalité d’exécution des peines n’a cessé d’augmenter. En 2010, 3.477 personnes avaient «reçu» un tel bracelet. Ils étaient 5.478...

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