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Pistes pour refonder les politiques culturelles

Comment refonder les politiques culturelles ? C’est la question ambitieuse que pose le dernier livre d’Alain de Wasseige publié à compte d’auteur1. À travers 46questions, ce spécialiste des questions culturelles balaie les grands enjeux du secteur, et plus largement la question la gouvernance des politiques publiques. L’auteur nous convie à untour à 360° « à partir d’une réflexion de base qui échappe aux approches des politiques actuelles » : les fondements des politiques (modes desubsidiations, types d’opérateur, organisation de l’administration, enjeu d’une évaluation des politiques culturelles…), le contexte institutionnel et politique, les relations del’économie avec la culture, les relations aux populations, la création, les métiers de la culture. Ensuite, dans un tableau synthétique, Alain de Wasseige reprend lesobjectifs et effets attendus de chaque proposition. Interview de l’auteur, extraits.

05-05-2006 Alter Échos n° 207

Comment refonder les politiques culturelles ? C’est la question ambitieuse que pose le dernier livre d’Alain de Wasseige publié à compte d’auteur1. À travers 46questions, ce spécialiste des questions culturelles balaie les grands enjeux du secteur, et plus largement la question la gouvernance des politiques publiques. L’auteur nous convie à untour à 360° « à partir d’une réflexion de base qui échappe aux approches des politiques actuelles » : les fondements des politiques (modes desubsidiations, types d’opérateur, organisation de l’administration, enjeu d’une évaluation des politiques culturelles…), le contexte institutionnel et politique, les relations del’économie avec la culture, les relations aux populations, la création, les métiers de la culture. Ensuite, dans un tableau synthétique, Alain de Wasseige reprend lesobjectifs et effets attendus de chaque proposition. Interview de l’auteur, extraits.

Rédigé au moment des États généraux de la Culture, le livre sort peu après leurs conclusions. Une voix qui se veut discordante, interrogeant lesévidences pour tenter de repenser les politiques culturelles à un moment où le gouvernement compte renflouer le secteur en y injectant une partie des marges issues de son(re-)financement. Abordant le cadre institutionnel et réglementaire, l’auteur écrit : « Il faut oser leur mise à plat et leur mise en question. Cela permet d’imaginer plusaisément comment intervenir dans des domaines délaissés, dans des secteurs abandonnés, cela permet aussi de voir comment activer des filièresnégligées. Cela permet enfin de concevoir une organisation des choses différente de celle qui se pratique aujourd’hui. »

Alter Echos : Quelle logique organise les 46 propositions de votre livre ?

Alain de Wasseige : Plusieurs logiques traversent ma réflexion. La première concerne les politiques culturelles en général. Je suis parti du constat qu’on a aujourd’huiune organisation qui a répondu aux questions qui se posaient dans un contexte particulier, celui des années 1970, avec l’autonomisation et la régionalisation d’une partie despolitiques publiques. La culture sera pensée comme autonome de l’État, bien avant les autres matières que sont l’économie, les politiques sociales, etc. Et, 35 ans plustard, on ne peut que constater combien les choses ont changé tant au niveau institutionnel qu’au niveau des populations, de leurs besoins… Une série d’ajustements ont bienété effectués, mais sans prendre la peine de les repenser dans une politique globale.

AE : Et la deuxième logique ?

AdW : Les politiques culturelles se sont construites dans des contextes politiques différents, répondant à des questions d’actualité, des revendications précisesmais pas à un urbanisme global des politiques culturelles. J’emploie à dessein ce terme d’urbanisme plutôt que d’architecture. Une manière d’insister sur lamultiplicité des réalités comportant chacune plusieurs facettes qu’il faut intégrer dans une politique globale.

Morceau choisi : les impasses du principe de subsidiarité

« En raison du principe de subsidiarité, la Communauté française n’a pas effectué de distinction fondamentale de statut, entre organismes volontaires et institutionsà mission de service public. Et la culture, quoique gérée depuis fort longtemps par le Parti socialiste (si ce n’est l’intermède cacophonique du gouvernementprécédent qui a éclaté les compétences entre plusieurs ministres de différentes tendances), a cessé d’être pensée en termes de servicepublic.
Des problèmes majeurs se posent dans les institutions que j’appelle “à mission de service public” dès lors qu’il s’agit de composer leur conseil d’administration, de garantirleur pluralisme, de définir ou de revoir leurs missions, de déterminer leur schéma opérationnel (les grands services liés aux principales missions qui leur sontconfiées), de définir le profil des postes de direction, de procéder à leur recrutement et à leur désignation (…) . S’il s’avère indispensable quece type d’organisme jouisse d’une certaine autonomie de gestion, leur profil n’est cependant pas celui des associations « volontaires ». Il y a là un chantier majeur àtraiter dans les plus brefs délais.
Conclusion
a. Le principe de subsidiarité, accord politique non écrit, n’est plus adapté à la réalité et aux enjeux actuels. Mettre en cause ses effets pervers devraitpermettre de distinguer organisme volontaire et institution à mission de service public délégué, et d’envisager la création d’un statut spécifique pour cedernier type d’organisme, avec les conséquences que cela devrait entraîner dans la reconstruction d’un service public de la Culture.
b. Parallèlement, le rôle de l’administration (…) peut être renforcé dès lors qu’on dénonce les effets pervers du principe de subsidiarité. C’estégalement la mise en question de ce principe qui lève tout interdit quant aux formes de planification indispensable en matière de développement des équipementsculturels et de leur répartition sur le territoire de Bruxelles et de la Wallonie.
c. Sans nier l’approche de la gestion des organismes et institutions qui est la nôtre ; sans mettre totalement à mal nos piliers, il s’agit de renforcer le rôle des services publicsde la Culture (initiatives locales et provinciales, organismes de service public à gestion séparée et institution à mission de service public délégué)au moment de la crise des piliers et au moment où les secteurs subissent de fortes pressions de la part du marché. En effet, le maintien du principe de subsidiarité et, parconséquent, le poids des piliers ont pour effet l’affaiblissement d’un service public de la Culture au moment même où celui-ci s’avère indispensable face aux pressions dulibéralisme ambiant. »

AE : Comment formaliser cette réalité complexe ?

AdW : Il y a quelques questions auxquelles je suis très attaché que j’aborde dans ce livre. Notamment celle des acteurs culturels. J’en identifie trois : les politiques publiques, lespolitiques commerciales et les politiques menées par les acteurs du non-marchand. Or jusqu’ici, les politiques culturelles en Communauté française sont pour l’essentielmenées par le secteur non-marchand. À la suite du pacte culturel, on a assisté à une délégation des politiques culturelles par les services publics àdes opérateurs privés. C’est un peu comme si l’on avait, dans le secteur de l’économie, un ministre qui fondait toute sa politique sur les indépendants et les trèspetites entreprises. Je pense qu’il faut reconnaître le rôle des pouvoirs publics et du secteur privé marchand comme opérateurs, et clarifier la répartition desrôles entre les acteurs.

AE : N’est-on pas là confronté à une tension qui traverse de nombreux secteurs ?

AdW : C’est effectivement la tension entre liberté des acteurs et missions de service public. Or, au nom de cette liberté, l’associatif participe à la déligitimation desservices publics et contribue à ne pas en faire un organe moderne. Y compris l’associatif de gauche, qui s’est moulé dans le système chrétien pour lequel l’autonomied’action est une valeur qui prévaut sur toutes les autres. Alors qu’à une époque pas si lointaine, les années 1950 et 1960, certains voulaient que les centres culturelssoient gérés uniquement par des opérateurs publics.

AE : Et le dernier fil rouge ?

AdW : C’est l’idée que les politiques culturelles, dans la plupart des pays européens, connaissent un réel développement au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. On voitse développer parallèlement la démocratie citoyenne et la démocratie culturelle à laquelle on associera souvent les politiques de jeunesse. Ces politiquess’appuient sur l’idée de la réaffirmation des Etats-nations. La culture est pensée comme le ciment des identités nationales. Or, aujourd’hui, on est face à uneprofonde remise en question des identités fondées sur les Etats-nations. Comment définir l’idée de nation au niveau de la Communauté française ? Et on estconfronté à des pratiques culturelles postnationales qui transcendent cette organisation voire la rendent inopérante. Si on reprend le projet de Constitution européenne,beaucoup de matières y étaient transférées au Parlement européen. Mais la culture restait une prérogative des Etats. La nation reste définie sur labase d’une identité culturelle. C’est selon moi une confusion très grave. C’est ce qui nous empêche d’avoir une politique culturelle adaptée à toutes les populationssur d’autres registres que l’alphabétisation ou les cours de langue (par ailleurs indispensables).

Paradoxalement, on a tendance à produire une politique culturelle abstraite. Des centres culturels par exemple pourraient être dédiés aux cultures africaines ouméditerranéennes. Alors que Bruxelles est une ville profondément internationale, comment la Communauté française, opérateur parmi d’autres, soutient-ellecette génération de jeunes créateurs qui vit et travaille à Bruxelles ? En l’absence de projet culturel spécifique et contemporain, dépassant la logique desterritoires, on est retombé dans les ornières géographico-administratives, renforcée par ce sous-titre non constitutionnel de « Wallonie-Bruxelles ». Que cesoit l’étroitesse de son territoire, l’apport des différentes migrations, l’inscription des opérateurs dans des réseaux internationaux ou encore la multiplication descollaborations transfrontalières plaident pour l’engagement dans une politique culturelle postnationale.

AE : À plusieurs reprises, vous critiquez le principe de subsidiarité, qui serait à l’origine de nombreux dysfonctionnements dans les politiques culturelles enCommunauté française ?

AdW : C’est une loi non écrite fondée sur un accord dans le cadre du Pacte culturel entre le Parti socialiste et l’ancêtre du CDH : les pouvoirs publics n’avaient pas àintervenir dans l’opérationnalisation de ses orientations. La Communauté confie ou délègue aux organismes ou institutions qu’elle subventionne les rapports avec lespublics (groupes, homogènes ou non) et les spécialistes (artistes, chercheurs et experts). Les individus n’existent que de façon très marginale. On a reconnu desorganismes intermédiaires au détriment d’une action directe auprès des publics avec pour conséquence un désintérêt pour la constitution d’unvéritable service public de la culture. L’offre culturelle dépend trop de l’initiative dite privée, même si elle est du ressort d’opérateurs publics. Si au niveaulocal, il n’y a pas d’acteur de terrain qui souhaite la création d’une maison de jeunes par exemple, il n’y aura pas de maison de jeunes. D’où ces trous quand on analyse larépartition des opérateurs culturels. Moyennant quoi, on superpose de nouvelles politiques d’accès à la culture pour travailler avec les publics fragilisés ensoutenant l’initiative d’artistes avec « Article 27 » par exemple.

Morceau choisi : quelques principes de base dans la conduite des politiques culturelles en matière de création

« a. La mise en place d’un schéma directeur d’ensemble, à plusieurs années, par secteur et par discipline concernée ;
b. l’inscription des critères de qualité dans les réglementations et les processus d’évaluation y afférents ;
c. une sélectivité plus grande de la part des instances d’avis ;
d. un pourcentage des moyens consentis accordés à l’innovation et aux formes marginales pour lesquelles il n’y a pas consensus ;
e. la mise en place avec les Régions d’un centre commun en matière de recherches et de formations autour des rapports entre arts et nouvelles technologies ;
f. un accent porté sur la spécificité plus que sur le conformisme d’où qu’il vienne ;
g. le retrait du soutien aux organismes qui n’ont plus la qualité requise, le changement de direction dans les institutions dont la qualité n’est plus à la hauteur des missionsconfiées, voire le désengagement vis-à-vis de ces institutions si elles n’ont pas acquis l’importance requise et les moyens indispensables ;
h. la suppression des aides accordées sur pression du seul clientélisme politique ;
i. la suppression des très petites aides. »

AE : La création constitue un autre enjeu développé dans votre livre…

AdW : Je m’intéresse moins à l’idée de la création qu’au rapport aux formes esthétiques contemporaines. Les francophones de Belgique vivent dans unesociété qui a fait sa révolution culturelle au XIXe siècle. Et les réformes institutionnelles telle la régionalisation n’ont pas donné unnouveau souffle à ces politiques culturelles. En revanche, chez nos voisins de Flandre, les évolutions se sont surtout jouées dans les années 1950-60 dans la fouléede l’émergence d’une forte identité régionale. Ils ont donc davantage investi les formes de création contemporaine. Quant à la société francophone,elle a de gros retards en matière de création culturelle contemporaine, qui ne sont pas seulement liés au manque de moyens. C’est sans doute aussi lié au fait que c’estune société qui a du mal à se reconnaître dans ses propres créateurs. Il y a tout un travail d’éducation à l’art et aux formes d’expressionsartistiques contemporaines qui doit être entamé.

AE : Comment mettre en œuvre cette logique de refondation que vous préconisez ?

AdW : Cette question a tendance à devenir de plus en plus pressante. Dans les années 60, on a créé différentes écoles du type de l’Insas ou de l’IAD. Dansles sections théâtre, peu de diplômés en sortaient à l’époque. Aujourd’hui, elles diplôment 80 personnes par an, sans compter les conservatoires et lesautodidactes. On est dans une société où l’on demande aux individus de se réaliser. Il est donc légitime qu’il y ait davantage de personnes qui investissent lesformes de l’expression artistique. Mais on ne raisonne pas en termes de métier culturel comme on le fait dans des matières économiques classiques. Il y a quelques années,le quotidien français Libération avait titré « Bruxelles, capitale de la danse ». Cela n’a suscité aucune réaction, aucune réflexionstratégique. Cela n’aurait sans doute pas été le cas si on avait parlé de gaz ou d’électricité. Il existe un potentiel économique en matièreculturelle. Qu’est-ce qu’on en fait ?

Par ailleurs, si l’on prend tous les moyens dédiés à la culture, ce n’est pas négligeable. Une première chose serait de réarticuler les moyensalloués par les différents niveaux de pouvoir (Communauté, provinces, communes). Ces différentes instances ne se parlent pas au niveau des missions, fonctions etrôles de chacun. Tout cela doit être repensé.

AE : Vu les moyens disponibles et vu la diversification et l’ampleur de la production artistique, quels critères de choix mettre en œuvre dans le soutien public aux projetsartistiques ?

AdW : Je pointe deux grandes tendances pour réaliser les choix nécessaires. Les uns défendent un recentrage sur un nombre limité d’organismes. Ils mettent l’accent surla qualité et sur les formes d’expressions contemporaines. L’objectif est d’intégrer ces productions dans les réseaux européens en les professionnalisant davantage. Pourd’autres, il faut soutenir la diversité des formes esthétiques et des chemins que prend la création dans ses formes classiques et contemporaines. Dans le livre, j’identifie leslimites de ces deux positions. Mais de toute manière, on est dans un mixte de ces deux tendances. On en arrive au soutien à des projets peu intéressants, peu contemporains, dontbeaucoup reconnaissent le peu d’intérêt. À cela s’ajoutent des soutiens qui sont essentiellement dus au clientélisme. Le tout sans réel projet d’ensemble, sansefficacité et sans perspective. Les critères de choix ne sont définis que par rapport à ce qui est établi. Il me semble primordial de développer desdispositifs d’aide vis-à-vis des marges, parce que c’est très souvent là que se trouvent les expériences les plus prometteuses.

Pour revenir aux critères, il me semble que c’est au pouvoir politique à trancher, à exercer ses prérogatives, après avoir organisé un débat publicen vue de définir les priorités en matière de politique culturelle. Ce débat ne serait pas limité aux professionnels subventionnés mais intégrerait lepoint de vue des utilisateurs. Le propre de l’acteur politique, c’est de ne pas se limiter aux lobbys et de développer une analyse propre. En matière d’éducation permanente, parexemple, dire que toutes les associations qui répondent aux critères seront reconnues est un non-sens. Sous couvert d’une tentative d’objectivation, on reste dans l’arbitraire pur.Quelles sont les priorités en la matière pour les cinq à dix ans à venir ?

Morceau choisi : « Faut-il stabiliser les artistes ? »

L’auteur propose deux paramètres à prendre en considération :
« Premier paramètre à prendre en compte, l’inscription du travail artistique sur la durée, pour que la démarche choisie vienne à maturité, pourque le propos et l’esthétique développés puissent trouver leurs publics.
( …) Vu les coûts de production et de diffusion distincts selon les disciplines et les projets, vu le rôle du marché, on pourrait très bien stabiliser des artistesdans d’autres secteurs que ceux du théâtre et de la danse, et ce pour des périodes déterminées. L’argument économique n’est donc qu’unparavent d’un choix politique de priorité accordé à ces disciplines avec les inégalités et les hiérarchies internes dénoncéesprécédemment.
Deuxième paramètre de la question de la stabilisation. Quand les pouvoirs l’appliquent, ils l’appliquent à des artistes producteurs. On leur permet de disposer del’équipe de base et d’une partie des moyens nécessaires pour monter leurs créations. La notion est importante car elle permet aux artistes producteurs ou aux artistescoproducteurs de ne pas avoir le souci permanent de trouver les fonds indispensables à chacune de leurs productions et de passer plus de temps à la constitution de dossiers et àla recherche de financement plutôt qu’à leur création. On argumente donc la stabilisation au nom de la défense de la création. Mais là encore, lesinégalités sont criantes entre disciplines artistiques et renvoient à la question des hiérarchies évoquées précédemment ».
Mais la stabilisation n’est pas sans comporter quelques effets pervers :
• « une stabilisation sans réels moyens n’est en fait que l’illusion de la stabilisation » ;
• « la stabilisation prend généralement la forme de l’institutionnalisation et concentre les moyens sur un nombre limité d’artistes, interdit ou freinetoute forme de renouveau » ;
• « l’institutionnalisation de la création via la stabilisation des créateurs » ;
• « Les artistes arrivent aux postes de direction essoufflés, se révélant peu inventifs au moment où on leur confie de plus grandes institutions et des moyensplus importants » ;
• « le rôle de l’institutionnalisation dans la constitution d’un “art officiel” parce qu’il est légitimé essentiellement par les pouvoirs publics,parce qu’il recouvre, globalement, des choix esthétiques proches les uns des autres ».

1. Alain de Wasseige, Refonder les politiques culturelles, éd. Sans titre – 100 Titres, 2006. Édition etdiffusion : Sans titre – 100 Titres, rue Cluysenaar, 2 à 1060 Bruxelles – tél. : 02 534 03 43 – courriel : 100titres@gmail.be

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