Peterbos a mauvaise réputation. Cette cité sociale de 3.000 habitants, située sur la commune d’Anderlecht, fait souvent l’actualité pour ses débordements violents et son trafic de drogue. Le quartier cumule les difficultés depuis de nombreuses années et semblait oublié des pouvoirs publics. Mais cela change. Le Peterbos va bénéficier d’un soutien de 15 millions d’euros dans le cadre des contrats de quartier durable. L’occasion, peut-être, d’un renouveau.
En bas du bloc 9, six jeunes hommes discutent avec animation. On roule un joint dans l’assemblée. L’engouement sportif ne saute pas aux yeux, pourtant l’entraînement de foot, sur le terrain délabré, va débuter dans 30 minutes. L’ambiance est bon enfant. Deux vieilles dames s’assoient aux côtés des jeunes. L’une d’elles exhibe ses colliers en or et ses pendentifs: «Regardez, je suis là, et personne ne me vole. Ces gamins, c’est mes gamins, et on dit toujours du mal d’eux.» Youssef, l’un des «gamins» en question – qui doit avoir 25 ans bien tassés –, renchérit: «Il y a eu beaucoup de désinformation sur ce quartier. Regardez, il y a des gens de tout âge, de toutes confessions, et les gens se mélangent et s’entraident.»
Ce quartier dont parle Youssef, c’est le Peterbos, à Anderlecht. Du béton. De la verdure. Des encombrants qui débordent. Une mauvaise réputation.
Lorsque l’attention médiatique se focalise sur ce petit périmètre au ...
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Peterbos a mauvaise réputation. Cette cité sociale de 3.000 habitants, située sur la commune d’Anderlecht, fait souvent l’actualité pour ses débordements violents et son trafic de drogue. Le quartier cumule les difficultés depuis de nombreuses années et semblait oublié des pouvoirs publics. Mais cela change. Le Peterbos va bénéficier d’un soutien de 15 millions d’euros dans le cadre des contrats de quartier durable. L’occasion, peut-être, d’un renouveau.
En bas du bloc 9, six jeunes hommes discutent avec animation. On roule un joint dans l’assemblée. L’engouement sportif ne saute pas aux yeux, pourtant l’entraînement de foot, sur le terrain délabré, va débuter dans 30 minutes. L’ambiance est bon enfant. Deux vieilles dames s’assoient aux côtés des jeunes. L’une d’elles exhibe ses colliers en or et ses pendentifs: «Regardez, je suis là, et personne ne me vole. Ces gamins, c’est mes gamins, et on dit toujours du mal d’eux.» Youssef, l’un des «gamins» en question – qui doit avoir 25 ans bien tassés –, renchérit: «Il y a eu beaucoup de désinformation sur ce quartier. Regardez, il y a des gens de tout âge, de toutes confessions, et les gens se mélangent et s’entraident.»
Ce quartier dont parle Youssef, c’est le Peterbos, à Anderlecht. Du béton. De la verdure. Des encombrants qui débordent. Une mauvaise réputation.
Lorsque l’attention médiatique se focalise sur ce petit périmètre au ...