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Actus

Pauvres femmes

19 mars 2014 Julien Winkel

Dans un communiqué de presse dédié à l’égalité salariale homme/femme, la FGTB note qu’aujourd’hui encore, les femmes gagnent 21 % de moins que les hommes. Cette différence était de 26 % il y a dix ans. Et la FGTB de noter qu’ « à ce rythme-là, il faudra encore attendre 40 ans pour accéder à l’égalité salariale. En attendant, pour atteindre l’égalité salariale, les femmes doivent travailler deux mois et dix-huit jours de plus que les hommes ».

Pour le syndicat, une des raisons principales de cette différence réside dans le temps-partiel. 45,8 % des femmes seraient à temps-partiel, contre seulement 10 % des hommes. Un temps-partiel qui n’est bien souvent pas choisi…

La FGTB note dès lors qu’il est primordial que la proportion de temps partiels subis recule, en :

– incitant les employeurs à augmenter prioritairement la durée hebdomadaire des contrats de travail à temps partiel, pour qu’ils évoluent vers des contrats à temps plein ;

– obtenant des employeurs que des heures de travail fixes deviennent la norme pour les temps partiels, de façon à pouvoir combiner deux emplois à temps partiel ;

– faisant en sorte qu’un « emploi convenable » le soit effectivement, et ne soit donc pas un emploi de trois heures par jour, mal rémunéré, à 60 km du domicile et dans un endroit mal desservi par les transports en commun ;

– disposant de structures d’accueil de la petite enfance, pour les personnes âgées ou malades, à un coût abordable, de façon à ce que les femmes puissent avoir une carrière complète.

Le syndicat appelle également à l’application intégrale de la loi du 22 avril 2012 visant à supprimer l’écart salarial.

A propos de l'auteur(e)

Julien Winkel

Dans ses rêves d’enfance, Julien se voyait astronaute. À tel point qu’il imaginait qu’une fusée l’attendrait à la sortie de l’école pour l’emporter dans les étoiles, loin de ce monde de brutes. Lorsqu’on l’interroge sur ses héros, Julien affiche une belle cohérence puisqu’il cite Ian Solo et Marty Mac Fly. Pourtant, quelques années plus tard, c’est avec un diplôme de journaliste et un master européen en étude du spectacle vivant qu’il se retrouve. En tandem avec Cédric Vallet, Julien forme ainsi le pôle excellence de la rédaction. Il entretient en parallèle une passion extrême pour la musique : « surtout la musique noire américaine des 50’/60’s/70’s : soul, blues, funk. Il y a tellement d’émotion, de beauté, de drames, de rêves de rédemption et de vie dans cette musique qu’elle permet de ne pas finir racorni par les aléas de la vie et de ne pas totalement désespérer de l’espèce humaine. » Une envolée lyrique digne de la plume qu’il manie au service d’une « information jugée plus importante que jamais bien que vraiment galvaudée en de trop nombreuses occasions ». julien [dot] winkel [at] alter [dot] be

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