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Jeunesse (Aide à la)

L’hospitalisation sociale de bébés, encore et toujours

Des bébés hospitalisés par dizaines alors qu’ils ne sont pas malades. Le phénomène existe depuis des années. Il est le résultat d’une saturation généralisée du secteur de l’aide à la jeunesse. Des députés de la Fédération Wallonie-Bruxelles tentent d’attirer l’attention sur ces hospitalisations sociales.

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Des bébés hospitalisés par dizaines alors qu’ils ne sont pas malades. Le phénomène existe depuis des années. Il est le résultat d’une saturation généralisée du secteur de l’aide à la jeunesse. Des députés de la Fédération Wallonie-Bruxelles tentent d’attirer l’attention sur ces hospitalisations sociales.Certains les appellent les «bébés parqués». Si le terme est brutal, il reflète une réalité mal connue en Belgique francophone. Celle de ces très jeunes enfants hospitalisés alors qu’ils ne sont pas malades. «C’est une situation inacceptable au XXIe siècle», s’exclame Véronique Salvi, députée cdH, qui a récemment déposé, avec trois de ses collègues, une proposition de résolution sur ce thème. L’élue carolo espère aujourd’hui susciter une «prise de conscience pour dégager des moyens suffisants et trouver des solutions innovantes».Cela fait des années que le phénomène des bébés hospitalisés pour raisons non médicales existe. Ces enfants sont généralement en danger et suivis par les autorités de l’Aide à la jeunesse. Ils sont parfois hospitalisés parce qu’aucune institution adaptée n’a de place disponible.« Nous sommes sans cesse interpellés par les hôpitaux. Mais nous sommes toujours complets », Alain Vogel, directeur de pouponnièreDans d’autres cas, plus nombreux, des enfants sont d’abord hospitalisés pour raisons médicales – par exemple dans des cas de maltraitance – puis leur sé...

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Des bébés hospitalisés par dizaines alors qu’ils ne sont pas malades. Le phénomène existe depuis des années. Il est le résultat d’une saturation généralisée du secteur de l’aide à la jeunesse. Des députés de la Fédération Wallonie-Bruxelles tentent d’attirer l’attention sur ces hospitalisations sociales.Certains les appellent les «bébés parqués». Si le terme est brutal, il reflète une réalité mal connue en Belgique francophone. Celle de ces très jeunes enfants hospitalisés alors qu’ils ne sont pas malades. «C’est une situation inacceptable au XXIe siècle», s’exclame Véronique Salvi, députée cdH, qui a récemment déposé, avec trois de ses collègues, une proposition de résolution sur ce thème. L’élue carolo espère aujourd’hui susciter une «prise de conscience pour dégager des moyens suffisants et trouver des solutions innovantes».Cela fait des années que le phénomène des bébés hospitalisés pour raisons non médicales existe. Ces enfants sont généralement en danger et suivis par les autorités de l’Aide à la jeunesse. Ils sont parfois hospitalisés parce qu’aucune institution adaptée n’a de place disponible.« Nous sommes sans cesse interpellés par les hôpitaux. Mais nous sommes toujours complets », Alain Vogel, directeur de pouponnièreDans d’autres cas, plus nombreux, des enfants sont d’abord hospitalisés pour raisons médicales – par exemple dans des cas de maltraitance – puis leur sé...

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Cédric Vallet

Cédric Vallet

Journaliste (jeunesse, aide à la jeunesse et migrations)

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