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Les sociétés de logement public recrutent leur référent

Les quarante-deux sociétés de logement ayant remporté l’appel à projet 2011 « le référent social au cœur de l’accompagnementsocial dans les SLSP » engagent actuellement leur référent(e). Exemples de terrain.

27-05-2012 Alter Échos n° 339

Les quarante-deux sociétés de logement de service public (SLSP), subventionnées par l’appel à projet de 2011 « le référent social aucœur de l’accompagnement social dans les SLSP », engagent actuellement leur référent(e). Celle de La Joie du Foyer est déjà opérationnelle. LaMaison liégeoise et le Logivesdre sont en plein processus de sélection. Les projets du référent ont déjà été pensés, mais ce seraà lui de se les approprier.

L’appel à projet « référent social » préparait la mise en place réglementaire de l’accompagnement social (AS) dans lessociétés de logement. La réforme du Code wallon du logement a d’ailleurs donné un cadre légal à cet accompagnent. Aujourd’hui, les SLSP recrutentet l’aide financière reçue permettra de réaliser des actions dans trois domaines  : la pédagogie de l’habiter, la lutte contre les impayés etl’aide au relogement.

Nadège Lescal est la nouvelle référente de La Joie du Foyer1. Assistante sociale de formation, elle était déjà une employée de lasociété avant de commencer sa nouvelle fonction en février. Nadège rend notamment visite aux locataires « à problèmes ». Cesinterventions individuelles permettent d’évaluer les situations et d’envisager des actions afin d’apporter des solutions. Elle est le relais entre les servicescompétents (acteurs de terrain) et les locataires. « Dernièrement, le renon a été signifié à un couple qui se disputait bruyamment. Il aété pris en charge par les médiateurs de la Ville de Namur, et a entamé une médiation de couple et une autre collective avec le voisinage. Il a étéconseillé par une médiatrice interculturelle et a engagé des démarches pour bénéficier d’un règlement collectif de dettes. Grâce àces actions et au suivi régulier du référent, le couple a bénéficié d’une suspension de son renon », explique Nadège.

La baisse des renons, des actions juridiques et des expulsions est l’un des objectifs de la référente. Mais l’amplification des problématiques des locatairesn’aide pas. « En plus d’avoir de faibles revenus, les locataires font face au surendettement, aux conflits de voisinage et à l’insalubrité. Ilss’adressent à nous pour des renseignements, des conseils ou un accompagnement qui ne concernent plus uniquement le logement », développe Nadège.

Un projet malléable

La Maison liégeoise2 recrute deux référents sociaux. L’un développera un laboratoire sur un quartier en vue d’établir un diagnosticpréalable à toute intervention dont découlera l’établissement d’un catalogue des bonnes pratiques. L’autre effectuera une recherche sur laréduction des arriérés locatifs. La Maison gère 4 000 logements et dispose d’une cellule sociale composée de deux assistants sociaux  : RachelScarpone et Thomas Michaux.

La Maison a conçu un projet qui sera pris en charge par les référents. « Le projet n’est pas figé, le référent y apportera sa touchepersonnelle. Nous aimerions ouvrir une antenne sociale décentralisée dans le quartier de Burenville. Le référent interrogera, idéalement, l’ensemble des 643ménages individuellement ou en groupe. Un questionnaire abordera différentes thématiques et évaluera leur satisfaction. Lors de la présentation desrésultats, ceux-ci devront être validés par les ménages. Sur base de leurs remarques, un catalogue de bonnes pratiques sera publié », raconte RachelScarpone.

Identifier « Monsieur social »

Le Logivesdre3 administre 3 000 logements et est à la recherche de son référent. Celui-ci permettra la création d’un véritable pôlesocial au sein de la direction.

« L’engagement du référent poursuit plusieurs objectifs  : une meilleure transparence dans la répartition des rôles, une plus grande libertédans la détermination des tâches, une image de la société clairement plus axée vers la clientèle et la mise en place d’objectifs nouveaux correspondantà l’appel à projet », explique Maryline Lessire, directrice location et contentieux. Les apports attendus de ce recrutement sont notamment de disposer delogements mieux entretenus et de mieux gérer les partenariats. « Cet engagement représente deux avantages  : le Logivesdre bénéficiera du savoir-faired’un assistant social et une personne « Monsieur ou Madame sociale » sera clairement identifiable », rajoute la directrice.

Les SLSP attendent beaucoup de leur référent  : capacité de mise en synergie d’un projet complexe, adaptabilité, expérience de terrain, rigueurjuridique, etc. Elles n’offrent pourtant qu’un contrat à durée déterminée d’un an. Reste à voir si des moyens supplémentaires serontmobilisés pour pouvoir pérenniser cette expérience du « référent ».  

1. La Joie du Foyer :
– adresse : chaussée de Perwez, 156 à 5002 Saint-Servais
– tél.  : 081 73 27 18
– site  : www.joiedufoyer.be
2. La Maison liégeoise :
– adresse : parvis des Écoliers, 1 à 4020 Liège
– tél.  : 04 349 40 40
3. Logivesdre :
– adresse : avenue Elisabeth, 98 à 4800 Verviers
– tél.  : 087 29 25 50
– site  : www.logivesdre.be

Nathalie San Gil Coello

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