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Le PleinOPENair s’est installé pour un mois sur le site de la Cité administrative

Pour son édition 2004, l’événement PleinOPENair (POA) organisé par le cinéma Nova et City Mined1 a laissé de côtél’itinérance qui nourrissait son concept. Le festival s’est incrusté un mois durant sur l’immense site de la Cité administrative, ex-paquebot administratif del’État belge, encastré entre le boulevard Pacheco, le Jardin botanique et la rue Royale. « Nous avons changé notre manière de travailler, explique GwenaëlBrees du Nova. Un appel à projets a été lancé sur la base de deux idées fortes. D’une part, le travail de mémoire sur les quartiers etl’urbanisme à Bruxelles, d’autre part un travail sur la créativité et l’imaginaire par lequel on peut aussi s’approprier un espace public peu connu. Si unbien de l’État est privatisé, ça ne veut pas dire que les fonctions liées à l’espace public disparaissent. »

30-08-2004 Alter Échos n° 169

Pour son édition 2004, l’événement PleinOPENair (POA) organisé par le cinéma Nova et City Mined1 a laissé de côtél’itinérance qui nourrissait son concept. Le festival s’est incrusté un mois durant sur l’immense site de la Cité administrative, ex-paquebot administratif del’État belge, encastré entre le boulevard Pacheco, le Jardin botanique et la rue Royale. « Nous avons changé notre manière de travailler, explique GwenaëlBrees du Nova. Un appel à projets a été lancé sur la base de deux idées fortes. D’une part, le travail de mémoire sur les quartiers etl’urbanisme à Bruxelles, d’autre part un travail sur la créativité et l’imaginaire par lequel on peut aussi s’approprier un espace public peu connu. Si unbien de l’État est privatisé, ça ne veut pas dire que les fonctions liées à l’espace public disparaissent. »

(Re)découvrir la ville

L’objectif est alors de faire mieux connaître le lieu à tous les habitants, y compris ceux des quartiers proches, sensibiliser à l’évolution de la ville parexemple au nombre croissant de privatisations importantes de sites tels que les Zones d’intérêt régional (ZIR) dont la Cité fait partie (ou le site Tour et Taxis).Faire connaître l’endroit et son potentiel. Car vu les procédures urbanistiques en cours avant les transformations envisagées par le nouveau propriétaire (lasociété anonyme Breevast, groupe hollandais), tout porte à croire que la Cité, totalement vide dès le 1er janvier prochain, devrait le rester durant trois àcinq années au bas mot.

Un important travail sur la diversité des événements proposés a ainsi été mené par les organisateurs et tous ceux qui collaborent avec eux. «Une semaine type » au PleinOPENair se décline donc comme suit :

> du lundi au samedi : ateliers de création, exposition et installation permanentes, visites, rencontres ;

> jeudi : terrasse, concerts, performances…

> vendredi et samedi : concerts, performances + projections de films en plein air

> dimanche : aux Ateliers Mommen (Cité d’artistes à Saint-Josse2) : débats, apéro-concerts, brocante et visites guidées.

Quelques événements et rencontres parmi d’autres. On peut par exemple épingler une des interventions dans l’espace aux alentours de la Cité. « Leschemins de traverse » où l’on « transpose, au sein du site, les anciens tracés médiévaux que la construction de la Cité administrative aeffacés […]. » But : « Mettre en valeur son architecture, exploiter et (re)découvrir ses différents lieux ». Ou la « Maison des trouvailles, projetexpérimental de demeure autosuffisante d’une Polyclinique de la culture, autour des notions d’énergies renouvelables, d’habitat, d’écologie etd’autonomie ». Ou encore « Abracadabra brucselland », installation extérieure qui consiste en la diffusion, par beau temps, d’enregistrements d’interviewsde fonctionnaires travaillant dans la Cité, enregistrements « témoignant de la transformation de leur vie, leur travail, leur cité ». Le programme complet estdisponible dans de nombreux lieux publics.

Parallèlement au PleinOPENair, City Mined, le Nova, le collectif Disturb et le bureau d’architectes V+ viennent d’éditer le journal Maprac. La Cité administrativede l’état en cartes et en questions3. Journal qui se veut le résultat sur papier du week-end de réflexion collective des 20-21 mars dernier. Le journal se structure selonle programme du week-end. Première partie : les cinq ateliers ainsi que les cartes, schémas et notes s’y référant : sociologie, architecture, histoire, urbanisme etmobilité. Seconde partie : les possibilités d’usages du site à long terme et à court terme. La dernière page pose un argumentaire plaidant en faveurd’une utilisation du bâtiment pendant la période transitoire (au départ des fonctionnaires jusqu’au début des travaux), afin « que ce bâtiment viveet profite au plus grand nombre tant qu’il restera disponible », conclut le texte.

1. Nova, rue de l’Écuyer 65 à 1000 Bruxelles – tél. : 02 511 24 77 ; City Mine(d), place du Samedi 13 à 1000 Bruxelles – tél. : 02 779 59 00– courriel : pleinopenair@bruxxel.org ; Au snack Speedy (rue de Rivoli, 31 à 1000 Bruxelles) se tient le bureau d’accueil du POA : 02 218 27 45.
2. Ateliers Mommen, rue de la Charité 37, à 1210 Saint-Josse-ten-Noode www.ateliersmommen.domainepublic.net
3. www.maprac.org ; pour recevoir le journal gratuitement, contacter City Mined ou le Nova ; Disturb : www.disturb.be ; Bureau V+, rue des Chartreux 43 à 1000 Bruxelles – courriel :data@vplus.org

Olivier Bailly

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