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Regard critique · Justice sociale

Emploi/formation

Le monde parallèle de l’économie informelle

Pour mieux cerner les contours de cette économie informelle – ou souterraine – et ses nuances, nous avons croisé les regards de ceux et celles qui gravitent autour des travailleurs au noir, qu’ils les accompagnent, les défendent ou les contrôlent.

© Gaëlle Grisard

Article issu de notre dossier «École de transformation sociale : l’enquête dans l’enquête. L’imagination au pouvoir» à consulter dans son entièreté en cliquant sur ce lien. L’ETS est un projet co-organisé par le Forum– Bruxelles contre les inégalités, Bruxelles Laïque, le Conseil bruxellois de coordination sociopolitique, la Fédération des services sociaux, HE2B–IESSID et l’Agence Alter. Avec le soutien de la Fondation CERA, la COCOF, la COCOM, la Fédération Wallonie-Bruxelles.  Le travail au noir est partout, autour de nous. C’est la garde-malade, l’élagueur, le livreur, la femme de ménage, le serveur, la plongeuse. C’est un sans-papiers, une mère isolée, un étudiant, une retraitée. C’est un état perpétuel, ou passager. Le travail au noir ne remplit pas les caisses de la Sécu mais participe au PIB. Il témoigne de nombreux dérèglements en matière de travail, des droits, ou encore des politiques migratoires. Il révèle des abus, mais met aussi en lumière les débrouilles, les solidarités. Les syndicats sont désarçonnés par ce secteur informel qui échappe à leur cadre habituel. Les pouvoirs publics le traquent ou tentent de le professionnaliser, ou de le formaliser (et souvent, au rabais). «Il est impossible de comprendre et de réguler les logiques et pratiques d’informalité sans être dans une approche sociétale»; «Il faut se pencher sur les failles plutôt que sur les individus», a...

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