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L’accouchement, ce moment qui fragilise les femmes, surtout les plus précarisées

Remarques humiliantes, accouchements provoqués pour le confort du gynécologue… les violences obstétricales sont une réalité dénoncée par un nombre croissant de femmes. Le Sénat a adopté le 23 avril la demande d’un rapport d’information sur ces violences et sur le droit à l’autodétermination des femmes sur leur corps. Rencontre avec Hélène Ryckmans, qui est à l’origine de cette démarche avec trois autres sénatrices Écolo-Groen.

© Flickrcc Miriam

Alter Échos: Pourquoi cette demande d’informations sur les violences obstétricales? Qu’espérez-vous obtenir?

Hélène Ryckmans: Nous étions attentives à cette problématique, car elle est très présente dans une série d’associations de femmes et d’éducation permanente. Cela va faire un an et demi environ que nous avons commencé à lire tous les documents qui existent. Nous avons pensé que le Sénat était le meilleur endroit pour instruire le dossier d’une manière large, car il y a encore un gros travail d’information à faire. Quand on parle de violences obstétricales, beaucoup ouvrent des yeux ronds. Bien sûr, la politique reste un monde fort masculin et cette thématique est considérée souvent comme de l’ordre du privé. Nous voulons donc ouvrir le débat pour que les parlementaires des autres assemblées (fédérale, régionales, communautaires) prennent conscience du problème. Concrètement, le 12 juillet, le texte va être pris en considération par la Commission d’avis sur l’égalité des hommes et des femmes qui se mettra d’accord sur la manière de travailler: auditions, rencontres, colloques. Cela sera sans doute un long processus, entre 12 et 18 mois.

AÉ: L’accouchement et la grossesse sont des moments qui rendent la femme particulièrement vulnérable. Vous observez que cette fragilité est plus forte encore pour les femmes en situation de handicap, de pauvreté, sans papiers, transge...

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Alter Échos: Pourquoi cette demande d’informations sur les violences obstétricales? Qu’espérez-vous obtenir?

Hélène Ryckmans: Nous étions attentives à cette problématique, car elle est très présente dans une série d’associations de femmes et d’éducation permanente. Cela va faire un an et demi environ que nous avons commencé à lire tous les documents qui existent. Nous avons pensé que le Sénat était le meilleur endroit pour instruire le dossier d’une manière large, car il y a encore un gros travail d’information à faire. Quand on parle de violences obstétricales, beaucoup ouvrent des yeux ronds. Bien sûr, la politique reste un monde fort masculin et cette thématique est considérée souvent comme de l’ordre du privé. Nous voulons donc ouvrir le débat pour que les parlementaires des autres assemblées (fédérale, régionales, communautaires) prennent conscience du problème. Concrètement, le 12 juillet, le texte va être pris en considération par la Commission d’avis sur l’égalité des hommes et des femmes qui se mettra d’accord sur la manière de travailler: auditions, rencontres, colloques. Cela sera sans doute un long processus, entre 12 et 18 mois.

AÉ: L’accouchement et la grossesse sont des moments qui rendent la femme particulièrement vulnérable. Vous observez que cette fragilité est plus forte encore pour les femmes en situation de handicap, de pauvreté, sans papiers, transge...

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Martine Vandemeulebroucke

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