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Insertion professionnelle : lentement mais sûrement

Les données disponibles sur l’insertion socioprofessionnelle des personnes récemment immigrées en Belgique démontent quelques a priori et esquissent des trajectoires «longues et sinueuses».

Julie Luong 13-02-2017 Alter Échos n° 439

Les données disponibles sur l’insertion socioprofessionnelle des personnes récemment immigrées en Belgique démontent quelques a priori et esquissent des trajectoires «longues et sinueuses».

Publiée en 2014 sous la direction d’Andrea Rea (ULB, GERME) et de Johan Wets (KULeuven, HIVA), l’étude «Careers»[1], lancée par le Centre fédéral Migration et le SPP Politique scientifique, a suivi de manière longitudinale la trajectoire de quelque 100.000 demandeurs d’asile et réfugiés entre 2001 et 2010 grâce à un couplage d’informations du Registre national et de la Banque Carrefour de la Sécurité sociale. La recherche ne porte donc pas sur un échantillon représentatif mais sur l’ensemble des personnes ayant demandé l’asile en Belgique durant cette période et toujours présentes sur le territoire en 2010. L’étude constate que, comme dans les autres pays européens, l’intégration de cette population sur le marché du travail tend à être inférieure à celle des citoyens natifs: ce désavantage est même légèrement plus marqué en Belgique que dans le reste de l’OCDE. Pour autant, l’intégration socioprofessionnelle est réelle. «L’image que l’on peut en dépeindre est celle d’une dynamique d’intégration lente, mais progressive», résume l’étude. Le facteur «temps» est en effet déterminant: plus une personne est présente depuis longtemps sur le territoire, plus ses chances de s’intégrer sur le march...

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Publiée en 2014 sous la direction d’Andrea Rea (ULB, GERME) et de Johan Wets (KULeuven, HIVA), l’étude «Careers»[1], lancée par le Centre fédéral Migration et le SPP Politique scientifique, a suivi de manière longitudinale la trajectoire de quelque 100.000 demandeurs d’asile et réfugiés entre 2001 et 2010 grâce à un couplage d’informations du Registre national et de la Banque Carrefour de la Sécurité sociale. La recherche ne porte donc pas sur un échantillon représentatif mais sur l’ensemble des personnes ayant demandé l’asile en Belgique durant cette période et toujours présentes sur le territoire en 2010. L’étude constate que, comme dans les autres pays européens, l’intégration de cette population sur le marché du travail tend à être inférieure à celle des citoyens natifs: ce désavantage est même légèrement plus marqué en Belgique que dans le reste de l’OCDE. Pour autant, l’intégration socioprofessionnelle est réelle. «L’image que l’on peut en dépeindre est celle d’une dynamique d’intégration lente, mais progressive», résume l’étude. Le facteur «temps» est en effet déterminant: plus une personne est présente depuis longtemps sur le territoire, plus ses chances de s’intégrer sur le march...

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Publiée en 2014 sous la direction d’Andrea Rea (ULB, GERME) et de Johan Wets (KULeuven, HIVA), l’étude «Careers»[1], lancée par le Centre fédéral Migration et le SPP Politique scientifique, a suivi de manière longitudinale la trajectoire de quelque 100.000 demandeurs d’asile et réfugiés entre 2001 et 2010 grâce à un couplage d’informations du Registre national et de la Banque Carrefour de la Sécurité sociale. La recherche ne porte donc pas sur un échantillon représentatif mais sur l’ensemble des personnes ayant demandé l’asile en Belgique durant cette période et toujours présentes sur le territoire en 2010. L’étude constate que, comme dans les autres pays européens, l’intégration de cette population sur le marché du travail tend à être inférieure à celle des citoyens natifs: ce désavantage est même légèrement plus marqué en Belgique que dans le reste de l’OCDE. Pour autant, l’intégration socioprofessionnelle est réelle. «L’image que l’on peut en dépeindre est celle d’une dynamique d’intégration lente, mais progressive», résume l’étude. Le facteur «temps» est en effet déterminant: plus une personne est présente depuis longtemps sur le territoire, plus ses chances de s’intégrer sur le march...

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