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Flandre : Nouveau plan d'activation des jeunes chômeurs peu qualifiés

Frank Vandenbroucke, ministre régional flamand de l’Emploi, de la Formation et de l’Enseignement (SP.A), et sa collègue Kathleen Van Brempt, en charge de l’Économie sociale(SP.A), ont présenté le 14 octobre dernier un nouveau plan destiné à réduire un des noyaux durs du chômage : celui constitué par les jeunes peuqualifiés. L’approche suivie diffère de ce qui a été fait jusqu’à présent en Région flamande. Tous les jeunes en question ne sont pas visés.Via une série de critères, les 13 villes et communes où le problème se pose le plus ont été sélectionnées. Et via l’économie socialelocale, ces municipalités devraient être associées au financement du nouveau plan.

28-10-2005 Alter Échos n° 196

Frank Vandenbroucke, ministre régional flamand de l’Emploi, de la Formation et de l’Enseignement (SP.A), et sa collègue Kathleen Van Brempt, en charge de l’Économie sociale(SP.A), ont présenté le 14 octobre dernier un nouveau plan destiné à réduire un des noyaux durs du chômage : celui constitué par les jeunes peuqualifiés. L’approche suivie diffère de ce qui a été fait jusqu’à présent en Région flamande. Tous les jeunes en question ne sont pas visés.Via une série de critères, les 13 villes et communes où le problème se pose le plus ont été sélectionnées. Et via l’économie socialelocale, ces municipalités devraient être associées au financement du nouveau plan.

Les 13 villes et communes sélectionnées comptent au moins 200 demandeurs d’emploi peu qualifiés (ne disposant pas du diplôme secondaire) de moins de 25 ans, et lesjeunes chômeurs (toutes qualifications confondues) y représentent au moins 20 % du nombre total des chômeurs. Sans surprise, la liste finale se compose de grandes villes (Anvers,Gand, Ostende, Malines, Louvain, Hasselt, et Genk) et des quelques communes limbourgeoises qui affichent les taux de chômage les plus élevés de Flandre (autour de 15 %). Deuxvilles moyennes complètent le tableau : Renaix et Alost. Au total, 10.954 jeunes seront concernés, sur une cible potentielle de 27.200. Le plan comporte deux volets.

Activation

Le premier volet concerne l’activation, avec un budget total de 3 millions d’euros. Selon Frank Vandenbroucke, malgré les efforts actuels, le VDAB (qui est actuellement en train decontacter tous les jeunes demandeurs d’emploi de Flandre dans le cadre du plan général d’accompagnement des chômeurs) n’arrive pas à proposer des emplois adéquatsaux catégories de jeunes visées par le nouveau plan. Ceux-ci sont démotivés, manquent de confiance en eux, de professionnalisme, et ont besoin d’un soutiensupplémentaire. Le plan s’inspire notamment de ce qui est pratiqué par l’association « Stop-it » à Malines. Là-bas, 40 heures sont consacrées àchaque jeune, par un coach gérant une cinquantaine de dossiers. Il y a d’abord une formation en matière d’attitude. Ensuite vient le « jobhunting », la recherche avec lejeune d’un emploi adapté pour lui. L’association travaille pour cela avec une série d’entreprises, qui sont sensibles à la problématique de ce type de chômage.Enfin, vient le « jobcoaching » : le coach fait alors office d’intermédiaire entre le jeune mis au travail et l’entreprise. À ce stade, une attitude positive du service desressources humaines de cette dernière est indispensable. À Malines, le système fonctionne bien : après 6 mois, 75 % des jeunes ayant fait l’objet de cette guidance onttrouvé un emploi. Pour les autres, le deuxième volet du nouveau plan pourrait apporter une solution.

Économie sociale

Ce deuxième volet concerne l’économie sociale. Deux cents emplois seront ainsi créés, en partie dans des entreprises d’insertion (des entreprises qui fonctionnent dansles secteurs classiques, comme la construction ou la métallurgie, mais emploient, moyennant subsidiation compensatoire des pouvoirs publics, des personnes qui ont des difficultésà accéder au marché du travail) et 500 autres via le système des titres-services. Enfin, 200 emplois supplémentaires seront créés dans des services deproximité (création de plaines de jeux, propreté publique, etc.). L’Union des villes et communes flamandes sera associée au volet économie sociale : pour chaqueeuro versé par la Région, elle versera un euro supplémentaire. Le budget régional pour cette partie s’élève, lui, à 4,5 millions d’euros.

Enfin, les deux ministres ont chiffré l’impact du plan sur la ville d’Anvers. C’est en effet à Anvers qu’il y a, de loin, le plus de jeunes chômeurs peu qualifiés : ilssont 4.452. Ce sont 250 emplois nouveaux qui seraient créés dans la métropole, et la ville pourrait recevoir jusqu’à un million d’euros dans le cadre du Plan.

Pierre Gilissen

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